Marine Le Pen et Florian Philippot sécheront le bureau exécutif du 20 août qui doit régler le sort de Jean-Marie Le Pen

Publié à 19h03, le 18 août 2015 , Modifié à 20h12, le 18 août 2015

Marine Le Pen et Florian Philippot sécheront le bureau exécutif du 20 août qui doit régler le sort de Jean-Marie Le Pen
Marine Le Pen et Florian Philippot © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

ÉCOLE BUISSONIÈRE - Certains aiment bien assister aux exécutions. Mais puisque le sang, ça tache, certains préfèrent passer leur tour. C'est le cas de Marine Le Pen et de Florian Philippot.

Selon L'Opinion, ce mardi 18 août, la présidente du FN et son numéro 2 seront absents du bureau exécutif du parti, organisé 20 août pour sceller le sort de Jean-Marie Le Pen.  Pourquoi ? Par "souci d'impartialité totale" indique Florian Philippot au quotidien. 

Contactée par le Lab, Marine Le Pen tient le même argumentaire : 

"

Je me suis récusée, étant l'objet d'attaques répétées et extrêmement violentes de la part de Jean-Marie Le Pen, attaques dont une partie est visée par la poursuite. Afin de conserver une totale impartialité à cette procédure, je ne siégerai donc pas au bureau exécutif du 20 août. 

"

Au Lab, Jean-Marie Le Pen s'étonne à moitié de cette annonce. Et considère que du coup, "tous les juges du bureau exécutif devraient se récuser pour une raison ou pour une autre". "S'ils se confondent tous à la règle qu'un juge ne doit pas être impliqué, ils doivent tous se récuser", ajoute-t-il avant d'imaginer, hilare, un bureau exécutif vide où il ne serait que le seul participant.

Il raconte : 

"

S'il n'y a personne, je ferai un monologue. Je n'ai malheureusement pas son talent mais je tenterai d'imiter monsieur Luchini (rires).

 

"

A priori, Jean-Marie Le Pen ne sera pas seul. Nicolas Bay, Louis Aliot, Steeve Briois, Wallerand de Saint-Just, Jean-François Jalkh et Marie-Christine Arnautu – unique soutien de Jean-Marie Le Pen – seront là et devront trancher. À eux d'examiner les 15 griefs retenus contre le patriarche Le Pen et de prononcer sa "suspension provisoire, radiation ou exclusion pour faute ou motif grave".

Lundi 17 août par communiqué, Jean-Marie Le Pen avait indiqué qu'il serait bien là lors du bureau exécutif qui doit décider, ou non, de son exclusion du Front national. Mardi, interrogé par BFMTV, il avait formulé le vœu "que le débat du bureau exécutif soit public". 

Du rab sur le Lab

PlusPlus