Apprenons aux journalistes à nous aimer. Marion Maréchal-Le Pen profite d'une disposition contenue dans le projet de loi sur l'égalité femme-homme, discuté à partir de ce 20 janvier à l'Assemblée nationale, pour demander à ce que les étudiants en journalisme soient formés "au respect d'une information pluraliste" et à la lutte contre "les stéréotypes liés à des familles politiques". Suivez son regard.

L'article 16 bis du projet de loi porté par Najat Vallaud-Belkacem introduit en effet un enseignement à l'égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les préjugés sexistes dans les écoles de journalismes :

Les formations à la profession de journaliste dispensées par les établissements d’enseignement supérieur comprennent un enseignement sur l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples.

Pourquoi pas, explique en substance Marion Maréchal-Le Pen dans son amendement, mais étendons la lutte contre les stéréotypes aux formations politiques. Elle souhaite ajouter à la loi ces mots :

Elles [les formations à la profession de journalisme, ndlr] comprennent également des enseignements sur le respect du pluralisme politique, la lutte contre les stéréotypes liés à des familles ou à des formations politiques et la juste représentation de la diversité des opinions au sein des médias.

Et Marion Maréchal-Le Pen d'estimer que cette disposition lui semble "au moins aussi pertinente que de faire des enseignements sur les violences conjugales à des élèves journalistes".

Une façon pour le Front national de mettre en doute, une fois encore, l'impartialité des journalistes. Dernier exemple en date, la guerre lancée par Marine Le Pen contre les médias qui qualifient le FN de "parti d'extrême droite". "Des militants politiques", selon la fille de Jean-Marie Le Pen. Par cet amendement, sa nièce tente apparemment d'y remédier.