Nicolas Dufourcq, directeur de la BPI, valide les "canards boiteux" de Jean-Pierre Jouyet

Publié à 20h45, le 17 avril 2013 , Modifié à 20h54, le 17 avril 2013

Nicolas Dufourcq, directeur de la BPI,  valide les "canards boiteux" de Jean-Pierre Jouyet
(Maxppp)
Image Ivan Valerio

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La banque publique d'investissement (BPI) aurait-elle pu sauver la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne ? Pas selon son directeur Nicolas Dufourcq, puisque cela n'aurait pas représenté un "bon business" pour son établissement. 

"La BPI a étudié le dossier" de l'usine ArcelorMittal de Florange mais a rendu un "arbitrage business" selon lequel "on aurait perdu beaucoup d'argent", a jugé le patron de la BPI. Idem pour le dossier de la raffinerie Petroplus.

Résultat, Nicolas Dufourcq préfère consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d'avenir. Ajoutant : 

Notre agenda, c'est la France de 2030. Petroplus, est-ce la France 2030?

Avec ce choix, le directeur de la BPI valide les mots de Jean-Pierre Jouyet en octobre 2012, qui avançant que la banque publique d'investissement n'aidera pas "les canards boiteux" : 

Nous financerons les bons projets, pas les canards boiteux.(...) Nous financerons les bons projets, au service du développement durable, de la transition énergétique, du numérique...

Une sortie polémique qui avait valu une intervention de François Hollande qui avait estimé que l'expression "canard boiteux" n'était pas du fait de son ami et président de la BPI mais du journaliste : 

Il se trouve que j’ai écouté la radio ce matin. C’était à une question qui lui était posée … C’était le mot du journaliste: "Etait-il du rôle de la BPI de prendre des canards boiteux comme Florange ?"

De fait, François Hollande avait tort là dessus, Jean-Pierre Jouyet, avait prononcé seul le terme de "canard boîteux".

Le choix de ne pas aider ces "canards boiteux" est critiqué. Si l'expression passait mal en octobre, cette fois, l'UDI dénonce des "propos méprisants", au sujet des mots de Nicolas Dufourcq. Philippe Vigier écrit : 

En déclarant que le sauvetage de ces sites n'aurait pas été "un bon business", Nicolas Dufourcq, nommé par Jean-Marc Ayrault, semble avoir oublié que la BPI n'est pas un fonds d'investissement privé mais qu'elle a vocation à soutenir les entreprises françaises.(...)Une telle déclaration est inacceptable. 

 

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