Pascal Cherki (PS) : "Finkielkraut ne serait pas juif, il serait un des porte-paroles du FN"

Publié à 11h27, le 29 janvier 2016 , Modifié à 11h27, le 29 janvier 2016

Pascal Cherki (PS) : "Finkielkraut ne serait pas juif, il serait un des porte-paroles du FN"
Image Sébastien Tronche


Le tout nouvel Immortel n’est pas le philosophe préféré de la gauche, loin de là. Il faut dire qu’Alain Finkielkraut a récemment signé une tribune avec Nicolas Sarkozy et Éric Zemmour et a défendu Nadine Morano sur "la race blanche". Ça fait beaucoup pour un député PS, frondeur qui plus est.

Interrogé ce vendredi 29 janvier sur LCP sur l’entrée, jeudi, du philosophe à l’Académie française, Pascal Cherki a fustigé "la dérive réactionnaire" de l’auteur de L’identité malheureuse. Il dit :

Quand j’étais jeune, j’ai lu L’avenir d’une négation qui était un très beau livre sur ce qu’est le sentiment d’être juif. Depuis, je trouve que monsieur Finkielkraut a dérivé et je ne suis pas adepte de sa philosophie réactionnaire.

Et de poursuivre, affirmant que si le controversé Alain Finkielkraut n’était pas juif, il serait "un des porte-paroles du Front national" :

Aujourd’hui, Monsieur Finkielkraut ne serait pas juif, il serait un des porte-paroles du Front national. (…) Je suis moi-même juif et je ne me reconnais pas dans cette philosophie réactionnaire, je suis plutôt un héritier des Lumières et les Lumières pour moi ça émancipe, ça ne divise pas les gens.

L’intéressé appréciera.

Si Alain Finkielkraut n’est pas en odeur de sainteté à gauche, il plaît beaucoup plus à droite. Ainsi Nicolas Sarkozy s’était fait le défenseur du nouvel académicien dans une tribune parue juste avant les élections européennes de 2014, quelques semaines après que l’UMP l’a invité à débattre lors d’un petit-déjeuner-débat.

Plus récemment, il avait pris la défense de Nadine Morano suite à la polémique sur ses propos dans On n’est pas couché sur la France, "pays de race blanche". Une Nadine Morano qui elle-même avait un an plus tôt volé à la rescousse de l’essayiste après son élection à l’Académie française.

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