Penelope Gate : 17 parlementaires LR et UDI (sur 412) signent une tribune de soutien à François Fillon

Publié à 07h37, le 02 février 2017 , Modifié à 14h38, le 03 février 2017

Penelope Gate : 17 parlementaires LR et UDI (sur 412) signent une tribune de soutien à François Fillon
Des députés Les Républicains à l'Assemblée nationale © Thomas SAMSON / AFP
Image Etienne Baldit


WE ARE THE 4% - La droite est en plein doute. François Fillon, accablé par la tempête "Penelope Gate", peut-il rester leur candidat pour la présidentielle ? Mercredi 1er février, après une semaine de polémique, quelques (rares) voix se sont déjà fait entendre publiquement pour la désignation d'un autre champion. Le député LR Georges Fenech en appelle ainsi à ses collègues et demande la convocation d'un Conseil national extraordinaire du parti "pour savoir qui doit porter le projet", considérant que "le résultat de la primaire est caduc". Dans la foulée, l'ancien Premier ministre a lui-même balayé cette initiative, rétorquant qu'"un parlementaire ne peut pas remettre en cause le vote de 4 millions et demi de personnes". Et ses soutiens s'organisent, eux aussi. 

Sous le titre "Pour l'honneur d'un homme et l'avenir d'un pays", 17 parlementaires de droite et du centre signent ainsi une vibrante tribune en défense d'un François Fillon "cloué au pilori médiatique et politique", dans Le Figaro ce jeudi. Reprenant l'axe de défense de leur leader, qui accuse le "pouvoir" de mener "une tentative de coup d'État institutionnel" à son encontre, ces cadres de premier plan de l'opposition écrivent notamment : "Dans cette affaire, un homme joue son honneur. C’est beaucoup. Mais dans cette affaire, un pays joue son avenir. C’est essentiel. Or si le sort de François Fillon nous importe, le sort de la France nous inquiète, tant cette tentative de mise à mort vise à installer un face à face mortel : celui entre la gauche et le Front national."

Le plaidoyer se veut une réponse forte et déterminée à la petite musique du retrait de François Fillon, jouée jusque dans leurs rangs, d'abord sous couvert d'anonymat ces derniers jours, puis de plus en plus ouvertement. Mais force est de constater que 17, cela ne fait pas beaucoup. Surtout comparé aux 412 parlementaires LR et UDI aujourd'hui élus (199 députés et 144 sénateurs LR, 27 députés et 42 sénateurs UDI). En d'autres termes, cela fait 4% d'élus qui s'engagent pour la défense du soldat Fillon. [Edit : la liste s'est considérablement allongée depuis, passant à 279 noms comme on peut le constater sur le site officiel du candidat.]

Alors certes, dans cette liste de "premiers signataires" figurent les patrons de l'opposition : le président du Sénat Gérard Larcher, le secrétaire général du parti Bernard Accoyer, les présidents des groupes parlementaires (Christian Jacob et Philippe Vigier pour les députés, Bruno Retailleau et François Zocchetto pour les sénateurs), ainsi que des représentants de toutes les tendances de la famille de droite (François Baroin, Luc Chatel, Jean-François Copé, Brice Hortefeux, Nathalie Kosciusko-Morizet, Isabelle Le Callennec, Bruno Le Maire, Hervé Morin, Jean-Pierre Raffarin, Thierry Solère, Laurent Wauquiez).

Les poids lourds serrent les rangs et font front. Mais où sont tous les autres ? Ils sont évidemment beaucoup plus nombreux que cela à défendre leur champion ; il aurait probablement été de bon ton que leurs signatures figurent au bas de ce texte dès le départ. 

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