Pour Jean-Pierre Raffarin, "Sens commun n’est pas une secte" et appartient à la démocratie chrétienne

Publié à 17h46, le 18 avril 2017 , Modifié à 18h32, le 18 avril 2017

Pour Jean-Pierre Raffarin, "Sens commun n’est pas une secte" et appartient à la démocratie chrétienne
Jean-Pierre Raffarin. © AFP
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Camille Mordelet pour

Attention, Jean-Pierre Raffarin monte au créneau pour défendre François Fillon et Sens commun. Le candidat Les Républicains à la présidentielle envisage de faire entrer dans son gouvernement des membres de Sens commun s’il est élu, après leur avoir permis d’obtenir des investitures pour les législatives. Ce mouvement politique, né dans le sillage de La Manif Pour Tous, est résolument catholique, à tendance traditionaliste. Autant dire que la décision de François Fillon ne fait pas l’unanimité.

Jean-Pierre Raffarin ne voit pas le problème. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, interrogé ce mardi 18 avril par Public Sénat, défend le mouvement en question :

Sens Commun a sa place dans la majorité de François Fillon. Mais ce n’est ni une secte, ni une diabolisation d’une organisation qui serait menaçante.

Jean-Pierre Raffarin va plus loin. Il affilie Sens commun… à la démocratie chrétienne.

La démocratie chrétienne fait partie de l’histoire du mouvement européen. Le Parti Populaire Européen (PPE), de Joseph Daul ; le parti de Merkel (CDU) ; le parti de Juncker ; le parti du président du Parlement européen (l’italien Antonio Tajani, ndlr)… La démocratie chrétienne en est l’un des fondements.  Il y a le mot chrétien dans le parti de Madame Merkel en Allemagne. Il ne faut pas prendre cela comme quelque chose qui serait lié à une prise de position intégriste. Ce sont simplement des racines qui sont les racines de l’Europe.

En France, il existe une longue liste de mouvements et partis politiques plus ou moins affiliés à ses valeurs. Aujourd’hui, le Parti chrétien-démocrate (PCD) de Christine Boutin l'affirme clairement, contrairement à l’UDI, le MoDem ou Les Républicains qui demeurent des héritiers. Dans les années 1970, l’UDF (Union pour la démocratie française), fondée par Valéry Giscard d’Estaing, pouvait aussi s’en prévaloir. C’est justement sous la présidence de Giscard d'Estaing que la loi Veil relative à l’interruption volontaire de grossesse a été promulguée, en 1975. À ce stade, il n’est pas inopportun de rappeler que pour Sens commun, l’IVG est un "mal nécessaire".

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