Pour la présidente de Sens commun, s’il y a des agressions sexuelles, c’est à cause du porno et des pubs sexistes

Publié à 08h58, le 15 novembre 2017 , Modifié à 08h58, le 15 novembre 2017

Pour la présidente de Sens commun, s’il y a des agressions sexuelles, c’est à cause du porno et des pubs sexistes
Madeleine de Jessey. © AFP
Image Sébastien Tronche


C’est bien connu, avant les jeux vidéo, il n’y avait pas de violences dans la société (non). Selon le même raisonnement un chouïa sophiste, on vous le concède, pour Madeleine de Jessey, patronne de Sens commun et secrétaire nationale de LR, avant le porno et les publicités sexistes, il ne devait pas y avoir de violences sexuelles faites aux femmes.

Car celle qui s’est fait connaitre en cofondant les Veilleurs, émanation de La manif pour tous, a "beaucoup de mal" avec le hashtag "balance ton porc" même si elle trouve "formidable les révélations qui ont permis de libérer la parole, d’inciter des femmes à aller porter plainte". "Après, je préfère livrer les personnes incriminées à la justice et à son travail d’enquête plutôt qu’à l’hystérie collective sur les médias sociaux", explique-t-elle ce mercredi 15 novembre sur RTL avant de dénoncer le porno.

Ainsi estime-t-elle "problématique" de dénoncer les porcs "sans dénoncer la porcherie". "On dénonce les effets sans dénoncer les cause", ajoute-t-elle avant de développer quelles sont ces causes, selon elle :

La fabrique de porcs elle continue de tourner à plein. On ne s’interroge pas que la question de la pornographie et notamment les ravages que ça fait sur les plus jeunes, la conflictualisation des rapports garçons-filles que ça entraine. La pornographie, c’est un univers où il y a un rapport hiérarchique dominant-dominé et où les femmes sont considérées comme des choses. On ne s’interroge pas sur les publicités sexistes qui utilisent les femmes pour attiser les pulsions consuméristes des hommes. Il faut s’interroger sur les causes. 

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> VIDÉO - Quand Thierry Marchal-Beck, ex-président du MJS accusé de violences sexuelles, dénonçait "le fléau des violences faites aux femmes"  

> Face aux accusations de harcèlement ou de violence, le FN a une solution : décrédibiliser la victime présumée 

Du rab sur le Lab

PlusPlus