Pour Sophie Montel, ce qui arrive à Florian Philippot est "injuste"

Publié à 07h45, le 03 juillet 2017 , Modifié à 07h45, le 03 juillet 2017

Pour Sophie Montel, ce qui arrive à Florian Philippot est "injuste"
Florian Philippot et Sophie Montel © SEBASTIEN BOZON / AFP
Image Sylvain Chazot


Florian et Sophie ont lancé comme un défi : demeurer au Front national malgré les coups. Florian, c'est Florian Philippot, inévitable numéro 2 du parti accusé par certains d'avoir trahi les fondamentaux idéologiques de l'extrême droite - et de bien trop parler d'euro. Sophie, c'est Sophie Montel, "affreuse apparatchik" devenue proche du vice-président frontiste et qui aime régulièrement critiquer la position "anxiogène" du FN concernant l'immigration. Les deux sont aujourd'hui ciblés. Vendredi 30 juin, Sophie Montel a été exclue de la présidence du groupe FN à la région Bourgogne - Franche-Comté. L'élue a pu compter sur le soutien de Florian Philippot. "C'est mon amie et je n'abandonne pas mes amis", a déclaré ce dernier sur BFMTV.

La réciproque est vraie. Florian Philippot est l'ami de Sophie Montel et Sophie Montel n'abandonne pas ses amis. Dans un long article de Causeur, ce lundi 3 juillet, l'eurodéputée défend le n°2 frontiste. Elle dit :

Je déteste l’injustice. Lutter contre l’injustice, c’est le fil rouge de ma vie politique. Et ce qui arrive à Florian [Philippot] est injuste.

Sophie Montel suggère donc ce que beaucoup supposent : les attaques lancées contre elles et contre Julien Acard et Antoine Chudzik, deux autres élus régionaux de Bourgogne - Franche-Comté suspendus du FN par Marine Le Pen, sont avant tout destinées à affaiblir Florian Philippot. Et cette vendetta annoncée est inexplicable selon elle. "Ce n’est pas logique. Cette stratégie a fait ses preuves. C’est celle de Marine [Le Pen]. Je n’ai jamais cru à l’union des droites. Elle non plus", avance Sophie Montel.

La prochaine étape pourrait être sanglante dans un parti qui aime bien couper les têtes. "Peut-être que je serai suspendue d’ici là et que ce sera aussi pour me défendre", dit-elle, le "d'ici là" renvoyant à la convocation, devant les instances du FN, de Julien Acard et d'Antoine Chudzik.

Si tel est le cas, il faudra plus qu'un tweet pour masquer les divisions frontistes. 

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