Quand Emmanuel Macron était contre une diminution de la vitesse à 80 km/h sur certaines routes

Publié à 07h10, le 09 janvier 2018 , Modifié à 07h31, le 09 janvier 2018

Quand Emmanuel Macron était contre une diminution de la vitesse à 80 km/h sur certaines routes
Emmanuel Macron. © AFP
Image Sébastien Tronche


#PASSIONARCHIVES - "Il faut faire ce qu’on a dit." "Je fais ce que j’ai dit." Emmanuel Macron et sa majorité le répètent sous toutes les formes : ils appliquent le programme présidentiel du chef de l’Etat. Ni plus ni moins. Il n’y a aucun plan caché, rien de dissimulé, que le patron n’aurait pas promis. Et pourtant.

Comme l’a noté Libération, lundi 8 janvier, le candidat Emmanuel Macron s’était prononcé contre la diminution de la vitesse maximale de 90 à 80 km/h sur certains axes, comme l’envisage désormais le gouvernement. A l’inverse de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, souligne Libé, le candidat d’En Marche à l’Elysée s’était clairement positionné sur le sujet.

Interrogé sur cette question pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait ainsi répondu :

En France, les vitesses sont "impaires" : 30, 50, 70, 90, 110, 130. Cela participe de leur lisibilité […] Je suis naturellement favorable, dès lors que les conditions de danger l’imposent, à abaisser la vitesse à 70. Mais abaisser en section courante la vitesse à 80 interrogerait l’ensemble de l’édifice.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe s’apprêtent pourtant à "interroger l’ensemble de l’édifice" ce mardi 9 janvier lors des annonces pour diminuer le nombre de morts sur les routes. Et parmi elles donc, la diminution de la vitesse à 80 km/h comme l’a défendue Edouard Philippe dimanche dans le JDD. "Je sais que si nous annonçons cette mesure, je serai critiqué", a assumé le Premier ministre, ajoutant :



Mais je sais qu'elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l'État. Et si pour sauver des vies, il faut être impopulaire, j'accepte de l'être.

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