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Bug Facebook : Pas de bug technique pour la Cnil, mais un "bug sociologique"

Bug Facebook : Pas de bug technique pour la Cnil, mais un "bug sociologique"
Captures d'écran Assemblée nationale.

Les députés étaient invités à auditionner la présidente de la Cnil dans le cadre de la commission des lois, ce jeudi 4 octobre. Au deuxième sous-sol du Palais Bourbon, une quinzaine de parlementaires se sont réunis autour d'Isabelle Falque-Pierrotin afin d'évoquer la protection des données privées, les nouvelles problématiques liées à la géolocalisation, la gestion des fichiers de police, et … ce qu'on a appelé comme le "bug Facebook".
Pour la présidente de l'institution, le "bug Facebook" n'en était pas un. Au moins d'un point de vue technique. En revanche, il y a eu "un bug sociologique et comportemental". C'est la conclusion de la Cnil au sujet du dysfonctionnement qui a agité la Toile, et au delà, le 24 septembre.
Et le sujet a préoccupé les pouvoirs publics. La présidente de la Cnil en a discuté avec François Hollande lors de son entretien au Palais de l'Elysée du mercredi 3 octobre. La veille, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin ont publié un communiqué demandant des comptes à Facebook et exigeant au réseau social de respecter les réglementations européennes avant fin novembre. Enfin, plusieurs députés ont interrogé la ministre déléguée à l'Economie numérique à ce sujet.
Dans son propos introductif, Isabelle Falque-Pierrotin a rappelé que ce thème était d'actualité et la première question de la commission a porté sur ce sujet. Répondant à une sollicitation de Sébastien Piétrasanta, député socialiste des Hauts-de-Seine, Isabelle Falque-Pierrotin a souligné que Facebook n'a pas respecté les demandes de la Cnil et du G29, groupe des Cnil européennes.
La présidente de l'institution réclame au réseau social "un paramétrage par défaut beaucoup plus protecteur pour l'utilisateur". Elle parle du "bug facebook" comme d'un "bug sociologique et comportemental". "Cela est lié à l'opacité absolue de ces réseaux", précise-t-elle. Si effectivement, il "n'y a pas eu de messages privés devenus publics", ce phénomène s'explique par "un manque de transparence de la part de Facebook".


La panique est dûe, selon la patronne de la Cnil, au fait que "les Français ont découvert qu'il n'avait pas la maîtrise de cet univers".
Mais Isabelle Falque-Pierrotin tient à ne "pas dédouaner Facebook". "Facebook n'a pas respecté ce que lui demande la Cnil et le G29". A ce propos, Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin, exigent de Facebook qu'il se mette en accord avec les principes du G29 avant fin novembre. Hypothèse de calendrier qui semble peu probable pour la présidente de la Cnil. "Fin novembre, ça va être compliqué, l'important est de pouvoir fixer un calendrier", a-t-elle déclaré au Lab.

>> A lire : Les députés vont parler du "bug Facebook"

Le Lab a suivi en direct cette audition avec @ivalerio. Les autres tweets n'engagent que leurs auteurs :
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