Quand Manuel Valls faisait débarquer Claude Sérillon du JT de France 2

Publié à 13h54, le 19 janvier 2013 , Modifié à 14h00, le 19 janvier 2013

Quand Manuel Valls faisait débarquer Claude Sérillon du JT de France 2
(Maxppp - Montage)

Claude Sérillon est désormais aux côtés de François Hollande. L'ancien présentateur du journal télévisé de 20 heures a été nommé début janvier conseiller à la présidence de la République, afin de renforcer le service de communication du chef de l'Etat. 

Drôle de destin pour celui qui il y a un peu plus de dix ans se faisait débarquer de son poste à la tête du JT de France 2 sous la pression d'un certain … Manuel Valls. C'est Le Monde qui rappelle ce samedi cet épisode. 

Le ministre de l'Intérieur s'occupait à l'époque de la presse et de la communication pour Lionel Jospin, Premier ministre. Et c'est suite à une interview jugée trop dure envers le locataire de Matignon que Claude Sérillon fut mis sous pression. 

La scène se déroule le 13 septembre 1999 lors d'une prestation où Lionel Jospin a prononcé ces mots qui lui ont longtemps été reprochés, au sujet du plan de licenciement dans l'usine Michelin : "Il ne faut pas tout attendre de l'Etat". 

Claude Sérillon ne ménage pas Lionel Jospin, l'interrogeant également sur le cas de l'usine Renault de Vilvorde, sur les privatisations et sur les hausses d'impôts. 

Voir les images (à partir de 17') : 

"Le coup de fil de Manuel Valls ne tarda pas", raconte le quotidien du soir. A Pierre-Henri Arnstam, directeur de l'information de la chaîne, Manuel Valls dira : 

C'est scandaleux ce qui s'est passé hier à l'antenne ! Il a posé de mauvaises questions. 

"Non, c'était de mauvaises réponses", rétorque alors son interlocuteur.

Mais le téléphone sonne à tous les étages de la maison, et notamment ceux de Michèle Cotta, directrice générale de France 2, et de Marc Tessier, président de France Télévisions. 

Les dirigeants de la chaîne lachent alors à Pierre-Henri Arnstam : 

On a été prévenu par Valls que tant que Sérillon présentera le journal, le premier ministre ne viendra plus sur France 2. 

Il faudra attendre quelques temps, mais Pierre-Henri Arstram fut débarqué en premier, puis vint le tour de Claude Sérillon à la veille du rendez-vous présidentiel.

Du rab sur le Lab

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