Robert Ménard se demande si Florian Philippot n’est pas un "militant de gauche"

Publié à 13h33, le 30 avril 2016 , Modifié à 13h36, le 30 avril 2016

Robert Ménard se demande si Florian Philippot n’est pas un "militant de gauche"
Robert Ménard s'interrogeant sur les convictions politiques de Florian Philippot © REMY GABALDA / AFP

INFILTRATION - Robert Ménard a été élu maire de Béziers en 2014 avec le soutien, entre autres, du Front national, mais n’en est pas membre. Dans une interview au Figaro ce 30 avril (lien abonnés), il fait part une nouvelle fois de ses "désaccords importants" avec le programme économique du parti frontiste qu’il juge "trop colbertiste" et "trop contraignant".

Mais ce n’est pas tout. Le maire de Béziers est également opposé à certaines positions du FN sur le plan social. Et s’en prend notamment au numéro deux du parti :

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Marine Le Pen est plus sur la ligne de Florian Philippot, dont je me demande s’il n’est pas un militant de gauche.

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Robert Ménard, qui se place sur l’échiquier politique "entre le FN et les Républicains", a modérément apprécié - tout comme Marion Maréchal-Le Pen - que le vice-président du Front national, ancien chevènementiste, compare l'importance de l'abrogation du Mariage pour tous à la "culture du bonsaï" :

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C’est insultant pour les millions de gens qui sont opposés à cette loi.

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Par ailleurs, Robert Ménard estime qu’il y a "des choses intéressantes" dans la loi Travail et qu’"on ne peut pas dire, comme le fait Florian Philippot, que cette loi est 'infamante'".

Lors de la guerre au Front national de l’été 2015, Jean-Marie Le Pen avait accusé Florian Philippot d’être un agent double et de "rouler" pour Nicolas Sarkozy.

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