Selon Baroin, la droite "doit donner sa chance à une nouvelle génération" pour se renouveler

Publié à 07h05, le 17 juillet 2017 , Modifié à 12h37, le 17 juillet 2017

Selon Baroin, la droite "doit donner sa chance à une nouvelle génération" pour se renouveler
François Baroin. © AFP
Image Sébastien Tronche


Depuis de nombreuses années, il est l’incarnation de l'éternel jeune politique de droite qui, un jour, doit accéder à de plus hautes responsabilités. Mais, ministre pour la première fois en 1995, François Baroin veut aujourd'hui laisser la main et la place aux jeunes. Et veut que sa génération laisse la main à "une nouvelle génération". Un constat que le futur ex-sénateur de l’Aube fait à l’aune de la recomposition de la vie politique initiée par la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle – et la défaite de François Fillon dès le premier tour.

Dans une interview au Parisien, ce lundi 17 juillet, le patron de l’Association des maires de France demande donc à la génération des Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, et ceux qui ont, comme eux, été "en responsabilité" sous Chirac et Sarkozy, de délaisser les premiers rangs :

Je reste convaincu que tous ceux qui ont été en responsabilité comme moi ces dernières années doivent laisser la place pour qu’une nouvelle génération se construise.

Pa sûr que tous l'entendent de la même oreille. Dans cette optique, François Baroin, lui, ne s’engagera pas dans la campagne pour la présidence de LR. "Je ne prendrai aucune position", assure-t-il même, insistant sur la nécessité que la droite "se renouvelle". "Moi, cela fait vingt-cinq ans que je suis dans le paysage politique", analyse le maire de Troyes qui estime avoir "fait son devoir" et va "quitter le Sénat dans quelques semaines". Il poursuit :

On doit donner sa chance à une nouvelle génération, notamment celle qui s’est levée aux municipales 2014. Notre capacité de sursaut pour les années à venir en dépend.

Quant à lui, s’il reste maire de sa ville et président de l’AMF, François Baroin l’assure : il redevient "un militant parmi les autres". 



[BONUS TRACK] Des bons points à Macron

Leader de la droite pour la campagne des législatives après l’échec de François Fillon à la présidentielle, François Baroin a été assez dur avec les élus LR pro-Macron tout en persistant à relayer certaines fausses informations sur Emmanuel Macron. Néanmoins, celui qui a "versé une larme" en apprenant la nomination de Jean-Michel Blanquer comme ministre de l’Education nationale, est aujourd’hui moins critique envers le chef de l’Etat et l’exercice de sa présidence :



Un regard positif par rapport au quinquennat précédent. Il occupe l’espace avec beaucoup d’énergie et de volonté. Il semble à l’écoute. Il incarne la fonction, l’autorité. Force est aussi de reconnaître que son âge et son rayonnement personnel semblent apporter une meilleure image de la France à l’étranger que sous la période Hollande.

"Mais je suis plus sévère sur son gouvernement qui a peu d’expérience et qui est déjà confronté à de nombreux couacs", ajoute-t-il pour compenser son éloge présidentielle.  

Du rab sur le Lab

PlusPlus