Si Marine Le Pen était dans la Trump Tower, c'était pour chercher des sous, pas pour voir Donald Trump

Publié à 06h48, le 16 janvier 2017 , Modifié à 09h20, le 16 janvier 2017

Si Marine Le Pen était dans la Trump Tower, c'était pour chercher des sous, pas pour voir Donald Trump
Marine Le Pen © AFP
Image Sylvain Chazot


Le mauvais esprit de la bien-pensance bobo-gaucho, ça suffit. Alors oui, la photo de Marine Le Pen prenant un café dans la Trump Tower, jeudi 12 janvier, avec son compagnon Louis Aliot, un riche homme d'affaire italien George "Guido" Lombardi l'ancien représentant de la secte Moon Pierre Ceyrac, a quelque peu surpris. Et alors ? La présidente du Front national : 1) a le droit de prendre un café avec qui elle veut et où elle veut et 2) n'était pas en chemin pour rencontrer le futur commander in chief mais pour chercher un ou deux dollars à mettre dans sa poche.

Ce dimanche 15 janvier, c'est au tour de l'intéressée elle-même de s'expliquer : "Nous cherchons des financements partout, nous l'avons dit. Et pourquoi pas aux-États-Unis ? Ça ne paraîtrait pas complètement ahurissant", a-t-elle assuré à BFMTV. Puis, concernant le 45e président américain, elle a ajouté :

Nous n'avons pas pris contact avec l'équipe de Donald Trump, d'abord parce que ce n'est pas le moment, ils sont en pleine transition, ce sont évidemment des moments qui sont un peu sensibles. Mais il n'y a aucune difficulté, je pense, dans un futur proche, pour qu'on puisse, avec ses équipes, continuer à avoir des relations et approfondir les relations de travail.

Voilà qui confirme les propos de "Guido" Lombardi chez qui Marine Le Pen s'est rendue finalement, l'homme d'affaire organisant une soirée avec quelques happy fews dans son domicile de la Tour Trump. "J'ai  prévenu Donald [Trump], ainsi que son staff, de son arrivée, mais je ne lui ai rien demandé, ni n'ai invité chez moi des membres de son équipe. Je sais que Donald [Trump] ne veut pas rencontrer d'hommes politiques étrangers. Et Marine [Le Pen] a sa fierté. Elle m'a dit : 'S'il veut me rencontrer, qu'il m'appelle.'", avait-il déclaré, cité vendredi par Paris-Match.

Mais cité par The Daily Beast, "Guido" Lombardi, explique avoir bien prévenu Steve Bannon, le futur conseiller principal de la Maison Blanche. "Bannon m’a dit  'Super, ne t’inquiète pas'", dit-il, évoquant également une rencontre avec Donald Trump. "Si vous voulez la rencontrer, dites-le", a lancé "Guido" Lombardi à Steve Bannon.

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