Suivez le spectacle des questions au gouvernement du 16 juin

Publié à 15h08, le 16 juin 2015 , Modifié à 16h35, le 16 juin 2015

Suivez le spectacle des questions au gouvernement du 16 juin
Le député UDI Rudy Salles lors des QAG du 27 mai 2015. © image France 3 / gif le Lab

#QAG - Comme chaque mardi, les députés se retrouvent sur les bancs de l'hémicycle pour la traditionnelle séance bihebdomadaire de questions au gouvernement. Cette séance est suivi de l'annonce par Manuel Valls de l'utilisation du 49-3 sur la loi Macron. Le Lab vous en propose ses morceaux choisis.

 

>> Manuel Valls annonce l'utilisation du 49-3

#BANC VIDE

Les députés de l'opposition quittent l'hémicycle, tout comme ceux du Front de gauche :

Comme le rapporte la journaliste du Monde Hélène Bekmezian le patron de groupe et communiste André Chassaigne voulait s'exprimer via des rappels au règlement. Il n'a pas pu le faire car Manuel Valls n'a pas laissé son ministre ou le rapporteur de la loi s'exprimer, rendant l'utilisation de rappels au règlement impossible :

 

>> Séance de QAG

#REMANIEMENT TECHNIQUE

Le remaniement va avoir lieu incessamment sous peu. C'est Manuel Valls lui-même qui le fait savoir en "rendant hommage" à Carole Delga, qui va quitter son secrétaire d'Etat au Commerce pour faire campagne en tant que tête de liste en région Midi-Pyrénées :

"

Elle va quitter le gouvernement dans quelques heures, permettez-moi de rendez hommage à Carole Delga.

"

Cette remarque fait rire des membres de l'opposition comme NKM et Philippe Goujon qui suggèrent à Claude Bartolone - lui aussi candidat mais en Ile-de-France - de quitter son poste de président de l'Assemblée nationale:

Claude Bartolone leur répond en riant : "Vous avez pu constater que je suis candidat à un endroit beaucoup moins éloigné que Carole Delga !"

Et tout ceci fait bien rigoler Manuel Valls :

 

#LE REVENANT

C'est sa première question depuis ses *petits* ennuis de phobie administrative et son exclusion du Parti socialiste. Thomas Thévenoud - qui avait planché sur le cas des taxis et des VTC - interroge le gouvernement sur le cas du service Uberpop qu'il juge illégal. Une question qui semble nettement contrarier le député LR Georges Fenech qui va s'en entretenir avec son chef de groupe, Christian Jacob :

Le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies tient alors à préciser que Thomas Thévenoud pose sa question "au nom des députés non-inscrits". Il s'autorise également un sous-entendu lourd de sens dans sa réponse :

"

Je vais vous répondre en m'inspirant d'une seule règle à laquelle vous serez particulièrement attaché, celle du respect de la loi.

"

Sur le fond, Alain Vidalies affirme que Uberpop exerce une "activité clandestine" et que le gouvernement fera tout pour que "taxis et VTC puissent continuer à exercer dans un cadre légal".

La question de Thomas Thévenoud a visiblement été difficilement audible selon les témoignages des journalistes sur place :

 

#SPOTTED

Une basket non identifiée et fort colorée a été repérée dans l'hémicycle :

 

 

#MINISTRE DU 49-3

Voilà un surnom tout trouvé par l'opposition pour désigner Emmanuel Macron avec la deuxième utilisation du 49-3 pour faire passer sa loi :

 

#LA DÉPRIME

Vague à l'âme en pleines QAG de ce député socialiste, Christophe Premat :

 

#49-3

Le président du groupe Les Républicains Christian Jacob attaque Manuel Valls sur sa nouvelle utilisation du 49-3 sur la loi Macron :

"

Votre orgueil démesuré vous a conduit à la politique des coups de menton ! (...) C'est l'arme des faibles et des pouvoirs affaiblis. (...) En refusant que le débat ait lieu dans l’hémicycle, vous piétinez le Parlement.

"

Manuel Valls lui répond avec ironie :

"

J’admire toujours la finesse, la qualité de vos propos et surtout leur aspect nuancé. (...) Mon devoir et celui du gouvernement c’est d’aller vite. (...) Je ne veux pas que dans les jours qui viennent il y ait une guerre de tranchées dans cette assemblée sur fond de postures politiques.

"

 

#CUMUL DES CHARGES

Si certains comme Florian Philippot conseillent à Marine Le Pen de foncer pour prendre la tête de liste en région Nord-Pas-de-Calais, Gilbert Collard considère pour sa part que ce serait trop à gérer, notamment dans la perspective de prendre la tête d'un groupe au Parlement européen. Dans l'interview précédant les QAG sur France 3, il dit :

"

Elle ne pourra pas se consacrer à toutes les missions, et moi je lui conseillerais de se consacrer aux présidentielles.

"

Et lorsqu'on lui fait remarquer que le groupe "Europe des nations et des libertés" au Parlement européen a été fait avec des "fonds de tiroir", il répond :

 

"

Les fonds de tiroir, s’ils permettent de faire de petites fortunes politiques, pourquoi ne pas les faire ?

"

 

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