Vous appellerez cela du "racket", comme la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, ou un "effort de solidarité", comme préfère dire EDF. Mais la finalité est la même. Dans un courrier envoyé à l'un de ses sous-traitants, l'entreprise exige une baisse d'au moins 2% de ses tarifs. Et selon Laurence Rossignol, alertée par le syndicat du secteur, l'entreprise demande le même effort à tous ses fournisseurs.

Du "racket", donc, à l'heure où le Crédit d'impôt compétitivité (CICE) est censé permettre aux entreprises de passer la crise, et aider à embaucher dans les périodes troubles. EDF aurait même trouvé le moyen de ne pas être pris la main dans le sac, selon Laurence Rossignol, citée par Le Courrier Picard :

EDF a été plus prudente que d'autres entreprises en se gardant bien d'évoquer le CICE dans ses courriers. Mais la concomitance de ceux-ci avec la mise en place du CICE ne peut pas être le fruit du hasard

Laurence Rossignol s'appuie sur des courriers qui lui ont été transmis par le syndicat du secteur, Gimelec. EDF y exige notamment une baisse de 2% des tarifs de son fournisseur, en sept jours.

Le député socialiste Laurent Grandguillaume avait déjà par le passé alerté contre ces détournements du CICE par les grandes entreprises. Après les pigeons et les moineaux, il avait qualifié ces entreprises de "vautours".

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