Valls et Hamon quittent le PS, Cambadélis reste et lance une campagne pour freiner les défections

Publié à 09h25, le 02 juillet 2017 , Modifié à 09h29, le 02 juillet 2017

Valls et Hamon quittent le PS, Cambadélis reste et lance une campagne pour freiner les défections
Jean-Christophe Cambadélis. © AFP
Image Sébastien Tronche


Ce n’est pas "questions pour un champion" mais "question pour un socialiste" : vous partez ou vous restez ? Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire démissionnaire du PS après les Bérézina de la présidentielle et des législatives, l’affirme : lui, il reste. Ainsi celui qui avait l’ambition de faire du PS un parti à 500.000 adhérents en 2017 a tweeté, peu après l’annonce de Benoît Hamon de quitter le parti pour fonder son mouvement du 1er juillet :

Manuel Valls s’en va, Benoît Hamon aussi. Moi je reste car le Parti socialiste refondé c’est la gauche à venir.

Avec les départs en quelques jours de Manuel Valls, ex-Premier ministre et patron de la majorité pour intégrer le groupe LREM à l’Assemblée, puis de Benoît Hamon, le candidat du PS à la présidentielle, le parti de la rue de Solférino, mal en point, a lancé une campagne pour freiner les défections. Avec un visuel relayé par plusieurs élus socialistes pour contrecarrer la vague de départs :

Je suis au PS, je reste au PS.

Si quelques socialistes, comme Dominique Bertinotti, ont décidé de suivre Benoît Hamon dans son aventure hors les murs de Solférino, plusieurs socialistes ont suivi le mouvement de "Camba", et son visuel, pour garder la maison.

Proche de Martine Aubry, ex-mentor de Benoît Hamon dont elle avait fait le porte-parole du PS, François Lamy, tout en regardant avec bienveillance l’initiative du vainqueur de la primaire de la BAP, a décidé aussi de rester :



Yann Galut, fondateur de la Gauche forte et désormais ex-député, "regrette" la décision de son "ami" Benoît Hamon après s’être félicité du départ de Manuel Valls, "quelque chose de bien pour la gauche" :

Je regrette la décision de mon ami Benoît Hamon de quitter le Parti socialiste. On continue l’éclatement de la gauche.

Erwann Binet, également défait aux législatives alors qu’il avait mis en avant Emmanuel Macron sur son affiche de campagne, dénonce "cette façon de quitter le PS avec fanfare quand le parti les avait déjà quitté depuis longtemps".



Moins de deux mois après une déroute historique à la présidentielle avant d’obtenir un nombre historiquement faible de députés, le PS, qui attend une prochaine direction collégiale, perd donc l’ancien chef de la majorité et ex-Premier ministre Manuel Valls et Benoît Hamon, son candidat à l’élection présidentielle battu aussi aux législatives.

Au passage, une question, François Hollande est-il encarté et toujours à jour de cotisations ? Non, mais on dit ça, on dit rien.

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