Vanity Fair et le "triangle amoureux" François Hollande - Ségolène Royal - Valérie Trierweiler

Publié à 10h48, le 02 novembre 2012 , Modifié à 11h11, le 02 novembre 2012

Vanity Fair et le "triangle amoureux" François Hollande - Ségolène Royal - Valérie Trierweiler
Ségolène Royal à l'ONU, esquivée en direct par François Hollande (capture d'écran BFMTV)
Image Antoine Bayet

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TROUPLE– Comment la relation François Hollande – Ségolène Royal – Valérie Trierweiler est-elle vue des Etats-Unis ? Le prestigieux magazine Vanity Fair y consacre un très long article, ainsi que de dures lignes d’édito, dans son édition de décembre

Le verdict est lapidaire : "Aux Etats-Unis, la carrière de François Hollande aurait été anéantie par un tel scandale."

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    Valérie Trierweiler comparée à Médée

    Sur Vanity Fair

    Le "triangle amoureux" (sic) François Hollande, Ségolène Royal, Valérie Trierweiler, inspire de longs développements au magazine Vanity Fair. 

    Dans son édition américaine de décembre 2012, largement accessible sur internet, le magazine y revient tout à la fois dans un très long article de 17 feuillets (l’équivalent de dix fois ce billet) - et dans un paragraphe définitivement acide de l'édito du rédacteur en chef du magazine, Graydon Carter.

    On y apprend plusieurs choses :

    D’abord, dixit Graydon Carter, que, pour les américains, François Hollande, en dépit de "son look et de ses manières dignes de celles d'un douanier" et de sa promesse électorale d’être "plus chiant que quiconque", perpétue un peu plus l’importation de "Feydeau à l’Elysée" initiée par Nicolas Sarkozy lors de son quinquennat :

    Situer ses pièces à l’Elysée : ce que Feydeau n’avait pas eu l’audace de faire, les récents présidents le font.D’abord, on a vu Nicolas Sarkozy multiplier les conquêtes jusqu’à ce qu’il atteigne un certain graal avec Carla Bruni , qui faisait littéralement l’amour aux caméras supposées immortaliser les coups politiques de son mari.Ensuite, voici François Hollande, au centre de l’un des triangles amoureux les plus politiques depuis de longues années.

    Dans cet édito, Graydon Carter compare également Valérie Trierweiler à Médée qui, dans la mythologie grecque, est associée à l’idée de vengeance meurtrière– pour faire court : Médée a multiplié les meurtres après avoir été délaissée par son compagnon, Jason.

    Tout en souhaitant "Bonne chance" (en français dans le texte) au nouveau chef de l'Etat, Graydon Carter juge encore, lapidaire :

    Ce type de scandale aurait anéanti une carrière aux Etats-Unis.

    Voilà pour l’édito, donc. 

    Le très long article signé d’Evgenia Peretz, une journaliste (plutôt) spécialisée en peoplerie, lui, est un long biopic de François Hollande sous l’angle de sa vie amoureuse, qui accorde un rôle prépondérant à Valérie Trierweiler dans la construction de la figure du "président normal".

    Il y a peu de révélations, et l’article est majoritairement construit autour de témoignages de journalistes – notamment Thomas Legrand, qui glisse n’avoir jamais trouvé Valérie Trierweiler très incisive dans sa couverture du PS, ainsi que Sylvain Courage, journaliste du Nouvel Observateur auteur, à la rentrée 2012, de l'un des ouvrages consacrés à Ségolène Royal, intitulé L’ex.

    Il se termine toutefois sur une chute très ironique, soulignant que Ségolène Royal a, au travers de l’épisode du tweet, notamment, "gagné la sympathie des Français", et en fait porter la responsabilité directe à l’actuelle compagne du chef de l’Etat : 

    Valérie Trierweiler semble bien être celle qui a donné une nouvelle chance à Ségolène Royal.

     

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