VIDÉO – Aucun député LREM n’a pris la parole mais Mounir Mahjoubi prétend qu’ils sont "très actifs" en commission

Publié à 10h53, le 07 juillet 2017 , Modifié à 11h53, le 07 juillet 2017

VIDÉO – Aucun député LREM n’a pris la parole mais Mounir Mahjoubi prétend qu’ils sont "très actifs" en commission
Mounir Mahjoubi. © Capture d'écran LCP.
Image Sébastien Tronche


Aucun amendement déposé, quasiment aucune prise de parole et une adoption express : telle a été la première des députés LREM, très silencieux, en commission des Affaires sociales pour examiner la potentiellement inflammable loi d’habilitation permettant de modifier le code du travail par ordonnances.

Pourtant, le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, "marcheur" de la toute première heure, prétend que "ces candidats (sic) de la République en marche, ils sont très actifs dans cette commission". Invité de LCP ce vendredi 7 juillet, il explique que si les députés LREM n’ont pas changé une virgule au texte proposé par le gouvernement, c’est parce que la France sort "d’un an et demi de débats" :

Je vous rappelle qu’on a eu une phase un peu particulière. On vient de sortir d’un an et demi de débats avec les Français sur de nombreuses questions. Cette loi Travail, dans ce qu’on présente il y a des choses nouvelles, mais ça fait un an et demi qu’on en parle. Ça fait un an et demi qu’on est en campagne présidentielle, qu’il y a eu la campagne des législatives. Les députés ont été élus pour ça (débattre, ndlr) mais ils ont été élus aussi sur un programme. N’oubliez pas qu’on parle des premières lois sur lesquelles on s’est engagés pendant les législatives. Il y avait un pacte où tous les candidats de la République en marche avaient porté un projet. 

Une explication à voir en vidéo, isolée par LCP :



Pour le membre du gouvernement, la non-participation des députés de la majorité aux débats en commission ne veut donc pas dire qu’ils ne sont pas actifs, puisqu’ils ont participé, au sein d’En marche, à la définition de cette réforme pendant les campagnes électorales.

Et c’est parce que cette réforme faisait partie du "pacte" de mesures que doivent *obligatoirement* voter les députés LREM qu’aucun amendement n’a été adopté en commission. Interpellée sur ce fait par un député LFI, la présidente de la commission, Brigitte Bourguignon leur a signifié qu’"évidemment", aucun amendement des oppositions - majoritairement des amendements de suppression du texte - ne pouvait être approuvé. "Vous l’imaginez", a-t-elle ajouté.

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