VIDÉO – Le coup de gueule de François de Rugy qui menace d’arrêter les questions au gouvernement

Publié à 16h03, le 19 décembre 2017 , Modifié à 16h15, le 19 décembre 2017

VIDÉO – Le coup de gueule de François de Rugy qui menace d’arrêter les questions au gouvernement
François de Rugy. © Capture d'écran LCP.

JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER - C’est le fardeau de tous les présidents de l’Assemblée nationale : le chahut pendant le *spectacle* des questions au gouvernement. Durant le quinquennat précédent, Claude Bartolone avait pesté à plusieurs reprises contre ces séances qui donnent une image de cour d'école de l'hémicycle. Ce mardi 19 décembre, c’est au tour de François de Rugy, qui lui a succédé comme président de l’Assemblée, de pousser à son tour un coup de gueule. 

Ainsi, après une question de la députée Frédérique Dumas sur l’audiovisuel public perturbée par les cris de nombreux députés, François de Rugy a ainsi pris la parole pour menacer les parlementaires présents dans l’hémicycle d’arrêter les séances de questions au gouvernement :

Madame la ministre, avant de vous donner la parole, je voudrais rappeler, mes chers collègues, quel que soit le groupe auquel vous appartenez, que si chaque fois qu’une député pose une question, les députés des autres groupes couvrent de leurs voix les propos tenus, alors nous arrêterons les séances de questions au gouvernement.

 

Et de poursuivre :

Car il ne sera plus possible et cela n’aura plus aucun intérêt de les tenir. Je le fais particulièrement observer ici, ce n’est pas la loi de celui qui crie le plus fort.

Un coup de gueule à voir en vidéo ci-dessous, isolée par LCP :

Une séance particulièrement houleuse. Un peu plus tôt, Nicolas Hulot, déjà chahuté, avait lancé :

J’espère que vos enfants ne regardent pas.

En 2015, face aux incidents réguliers de cette séance auparavant diffusée sur France 3 (et que seule LCP diffuse désormais), Claude Bartolone avait proposé de ne plus les filmer pour éviter ce désordre récurrent. "C’est quand il y a les caméras de télé que ça dégénère", avait estimé le président PS de l’Assemblée. "Je suis extrêmement préoccupé par le climat dans lequel se déroulent certaines de nos séances publiques et par l'impact que cela a sur l'image de notre Assemblée", balançait-il déjà un an auparavant.

Depuis, le "nouveau monde" a investi en masse l’Assemblée nationale avec une majorité de néodéputés. Mais les us et coutumes du Palais-Bourbon sont restés les mêmes avec des députés toujours aussi dissipés les mardis et mercredis de 15h à 16h.

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