Yamina Benguigui dit souffrir d'un "délit de sale gueule"

Publié à 11h18, le 15 novembre 2012 , Modifié à 11h30, le 15 novembre 2012

Yamina Benguigui dit souffrir d'un "délit de sale gueule"
(montage via Reuters)
Image Delphine Legouté

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Les critiques dont elle fait l'objet ? Un "délit de sale gueule" pour Yamina Benguigi. Dans la chronique "Ils se mettent à table" de Paul Wermus dans VSD ce 15 novembre, Yamina Benguigui a sa petite idée sur les raisons de certaines attaques :

Je suis entrée au gouvernement dans la case Rachida, mais je m'appelle Yamina, je fais du 40, je n'entre pas dans le 35 !

Selon la ministre, son allure détonnante de "diva", sa façon de se vêtir, ses habitudes people et ses origines lui ont valu une étiquette "Rachida Dati". Résultat : un "délit de sale gueule" doublé d'un "sexysme rampant" qui ne lui ont rien laissé passer.

Précisons que Yamina Benguigui n'a rien contre Rachida Dati. Les deux sont amies "depuis quatorze ans" et partagent ensemble "une histoire commune", celle de "deux jeunes filles programmées pour ne pas exister".

Il n'empêche que les critiques qu'a connu l'ancienne Garde des Sceaux, dues à son côté "clinquant et glamour", sont retombées sur la ministre de la Francophonie surnommée la "Rachida Dati de gauche".

Ainsi de son voyage en Falcon pour faire Paris-Kinshasa début octobre, que certains ont qualifié de "voyage en jet privé". La ministre de la Francophonie s'était alors insurgée :

Quand les ministres hommes se déplacent dans des régions de guerre, que ce soit l’Afghanistan, que ce soit l’Irak, que ce soit la Syrie ou même en Jordanie (…) cela s’appelle un avion militaire et quand c’est une femme cela s’appelle un Falcon, un jet.

Autre fait d'arme durant ce voyage en République démocratique du Congo, l'exigence auprès de l'ambassade de France d'un coiffeur à disposition durant les quatre jours de visite.

La ministre avait également été critiquée pour sa présence à Cannes lors du festival, et ce en pleine communication sur la "présidence normale". Matignon s'était alors empressé de préciser que le déplacement était "d'ordre privé et à ses frais".

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