Aquilino Morelle : la patronne des Verts Emmanuelle Cosse établit un parallèle avec l’affaire Jérôme Cahuzac

Publié à 10h21, le 18 avril 2014 , Modifié à 10h37, le 18 avril 2014

Aquilino Morelle : la patronne des Verts Emmanuelle Cosse établit un parallèle avec l’affaire Jérôme Cahuzac
Emmanuelle Cosse © MaxPPP

Au lendemain des révélations de Mediapart sur le conseiller de François Hollande Aquilino Morelle, Emmanuelle Cosse ne décolère pas. Invitée de France Info ce vendredi 18 avril, la secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts établit un parallèle entre cette nouvelle affaire et une autre, à peine plus ancienne :

Je me demande si on a appris de l’affaire Cahuzac. On a eu l’année dernière, c’était il y a à peine un an, l’affaire Cahuzac avec l’histoire des comptes cachés mais aussi toute l’histoire de Cahuzac qui avait été conseiller de l’industrie pharmaceutique dans les années 90, à une époque où l’activité de l’industrie pharmaceutique était très peu contrôlée. Je me demande si on apprend quand je vois aujourd’hui le mode de défense d’Aquilino Morelle.

Que les accusations de conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique soient avérées ou non, Emmanuelle Cosse dénonce le comportement d’Aquilino Morelle. "Quand on travaille à l’IGAS, même si on respecte les règles, aller faire des ménages dans l’industrie pharmaceutique, ce n’est pas bien. Vous ne pouvez pas contrôler les affaires sociales, avoir des missions de contrôle au nom de l’État et en même temps aller travailler dans le secteur privé, en particulier dans l’industrie pharmaceutique. Je crois que la séparation des fonctions est très importante", juge-t-elle.

Et la patronne des Verts de rappeler que la période n’appelle pas à la légèreté :

Le président et le gouvernement tiennent un discours de rigueur, demandent des efforts à tout le monde, expliquent à des gens qui vivent avec 700 euros par mois qu’il va encore falloir faire des efforts. Et pendant ce temps-là, on apprend que des conseillers du président peuvent faire des missions à 15.000 euros pour des laboratoires pharmaceutiques de manière confidentielle.

Les faits reprochés à Aquilino Morelle remontent à 2007. Il est suspecté de conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique, comme lorsqu'il a travaillé pour un laboratoire danois tout en étant rattaché à l'inspection générale des affaires sociales (IGAS). Sur Facebook, le conseiller du président dénonce un "article alimenté par des rumeurs et des contre-vérités" et se réserve le droit de porter plainte.

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