Marine Le Pen veut que "les appels au meurtre" de certains rappeurs soient "beaucoup plus sévèrement sanctionnés"

Publié à 16h51, le 16 janvier 2015 , Modifié à 16h59, le 16 janvier 2015

Marine Le Pen veut que "les appels au meurtre" de certains rappeurs soient "beaucoup plus sévèrement sanctionnés"
Marine Le Pen © PATRICK KOVARIK AFP

Une semaine après les attaques à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher de Paris, Marine Le Pen donne ce vendredi 16 janvier, une conférence de presse à la tonalité particulière. Au menu du jour, on trouve beaucoup de terrorisme, évidemment. La présidente du FN égrène toute une série de mesures nécessaires, selon elle, pour combattre les terroristes djihadistes.

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle réclame, par exemple, l'abrogation des lois Dati et Taubira "qui ont laissé dans nos rues des délinquants qui auraient dû aller en prison", dit-elle. Marine Le Pen demande aussi "la création d'une brigade anti-terroriste, dépendant de l’armée, pour aller rétablir l’ordre dans les banlieues".

Si le jour même de l'attentat contre Charlie Hebdo, elle avait évoqué son "évident refus de l'amalgame", rappelle L'Opinion, Marine Le Pen cible pourtant certaines zones plus que d'autres dans son combat contre le terrorisme. Elle ajoute :

Ce n'est aujourd'hui plus Ben Laden qui agit, mais des racailles de banlieue. […] L'excuse communément avancée des difficultés sociales n'explique pas le terrorisme. Je connais peu de terroristes agriculteurs.

La banlieue dans le viseur, Marine Le Pen s'en prend également aux rappeurs. Elle dit :

Les appels au meurtre, je pense par exemple à certaines vidéos de rappeurs, doivent être beaucoup plus sévèrement sanctionnés.

Une phrase qui n'est pas sans rappeler l'affrontement judiciaire entre Marine Le Pen et le rappeur Cortex en 2011. Ce dernier, dans une vidéo diffusée sur internet, l'avait menacé de se faire "baiser dans des tournantes" et de "l'égorger".

"Ces gens-là ne peuvent pas tout se permettre. Les injures, bon ! Mais la menace de 'tournante', je trouve cela infâme. Au-delà de moi-même, je défends toutes les femmes françaises qui sont victimes d'actes infâmes et abjects", avait-elle déclaré à l'époque.

Le rappeur avait été condamné, en juillet 2011, à 500 euros d'amende et 1.000 euros de dommages et intérêts.

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