Cadre de Sens Commun et nouvelle secrétaire nationale de l'UMP, Madeleine Bazin de Jessey voulait pourtant prendre le temps avant de "s'engager"

Publié à 16h38, le 12 décembre 2014 , Modifié à 16h44, le 12 décembre 2014

Cadre de Sens Commun et nouvelle secrétaire nationale de l'UMP, Madeleine Bazin de Jessey voulait pourtant prendre le temps avant de "s'engager"
Madeleine Bazin de Jessey © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MaxPPP/Matthieu de Martignac

PASSION ARCHIVES - Madeleine Bazin de Jessey a été nommée secrétaire nationale de l'UMP par Nicolas Sarkozy, vendredi 12 décembre. À 25 ans, cette porte-parole et cofondatrice de Sens Commun, courant anti-mariage pour tous de l'UMP issu de la Manif Pour Tous, accède donc à des responsabilités politiques non négligeables. Il y a quelques semaines, elle assurait pourtant vouloir prendre le temps avant de "prendre un engagement politique"

L'émission Le Supplément de Canal + l'avait suivie pour un reportage, notamment le jour du meeting des trois candidats à la présidence de l'UMP devant Sens Commun - où Nicolas Sarkozy lâcha le mot "abrogation" au sujet du mariage homosexuel. Dans ce sujet, diffusé le 29 novembre, le journaliste lui demandait, devant l'Assemblée nationale, si elle se voyait députée "dans quelques années". Réponse sans ambiguïté de la figure montante de la droite catholique : 

Oulah non ! Non, je suis navrée mais je m'y vois pas. Vous savez, je n'ai que 25 ans donc avant de prendre un engagement politique, faut d'abord peut-être être stabilisée dans sa vie professionnelle et sa vie familiale, conjugale, voilà.

Une réaction à retrouver dans cette vidéo de Canal +, à partir de 8'45" :



La vie de Madeleine Bazin de Jessey s'est donc visiblement "stabilisée" à grande vitesse. À moins qu'elle ne soit déjà suffisamment ordonnée pour devenir cadre du principal parti d'opposition, mais pas députée. Quoi qu'il en soit, elle devient secrétaire nationale "aux programmes de formation" pour l'UMP.

Dans le même reportage, la présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, confiait une certaine admiration pour cette nouvelle génération arrivée en politique et animée par la foi :

Avec toute l'expérience que j'ai, je ne pensais pas que je verrai ça. Je trouve ça formidable. Arrivent les enfants des premières JMJ de Jean-Paul II. Ce sont des gens solides qui sont formés, qui se rendent compte qu'il faut s'engager en politique.

Du rab sur le Lab

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