Cécile Duflot siégera à la commission spéciale sur la loi de transition énergétique

Publié à 18h10, le 28 août 2014 , Modifié à 21h29, le 28 août 2014

Cécile Duflot siégera à la commission spéciale sur la loi de transition énergétique
Cécile Duflot © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

FORCE DE PERSUASION - Il n’y a pas que dans les librairies  que Cécile Duflot souhaite faire entendre sa petite musique. À l’Assemblée aussi, l’écolo veut prendre la parole. Et pas n’importe où. Selon Le Point de ce jeudi 28 août, l’ancienne ministre du Logement ambitionne de siéger à la commission spéciale sur la loi de transition énergétique, loi portée par  Ségolène Royal.

Denis Baupin a déjà son siège de réservé. Normal : il est co-rapporteur de la loi. Reste une place pour EELV, place que convoite donc Cécile Duflot. Et qu’elle obtiendra. C’est ce que confirme au Lab François de Rugy, co-président du groupe écolo à l’Assemblée. Il précise :

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Plusieurs personnes étaient intéressées pour siéger à cette commission. Ce n’est pas définitivement acté, ça le sera début septembre, mais nos deux représentants seront Denis Baupin et Cécile Duflot.

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L’ancienne ministre du Logement a su se montrer convaincante, mettant en avant, selon un élu écolo, "son travail au gouvernement". Dans un mail transmis fin août aux députés EELV puis dans un SMS envoyé, selon Le Point, aux présidents de son groupe Barbara Pompili et François de Rugy, elle faisait part de son ambition de siéger à cette commission spéciale. Voici ce que Cécile Duflot leur a écrit d’après l’hebdomadaire :

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Je n’imagine pas ne pas y être !

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Reste que ce choix risque de faire jaser. D’après un élu cité par Le Point, "si elle [Cécile Duflot] veut à tout prix cette place, c’est pour faire échouer la loi". Pas d’accord, rétorque François de Rugy :

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On a une ligne assez claire : on est en soutien à cette loi qui prévoit le développement des énergies renouvelables et la diminution de la part du nucléaire. Cécile Duflot s’inscrit dans cette ligne.

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L’écolo ajoute que, sur ce sujet bien plus que sur d’autres, les Verts se veulent unis. "Nous serons extrêmement vigilants pour qu’il n’y ait pas de recul sur ce sujet parce que, même si le plus pro-nucléaire n’est plus au gouvernement [Montebourg, ndlr], on sait que le lobby nucléaire a le bras long", prévient-il. 

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