Comme Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet démissionne de la haute fonction publique

Publié à 16h35, le 15 mars 2015 , Modifié à 20h02, le 15 mars 2015

Comme Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet démissionne de la haute fonction publique
Nathalie Kosciusko-Morizet. © ERIC FEFERBERG / AFP

DÉFROQUÉE - Pour incarner le "renouveau", Bruno Le Maire a quitté la fonction publique en 2012, se présentant ainsi, pour la campagne pour la présidence de l’UMP face à Nicolas Sarkozy et Hervé Mariton en "énarque défroqué".

Il a fait des émules. Nathalie Kosciusko-Morizet, qui entend incarner également la relève à l’UMP, a ainsi suivi les pas de "BLM" en démissionnant de la fonction publique, révèle ce dimanche 15 mars Le Point.

Un décret du 12 mars annonce ainsi que "par décret du Président de la République en date du 12 mars 2015, la démission du corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts de Mme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ingénieure des ponts, des eaux et des forêts, est acceptée à compter du 1er mars 2015".

Voir ce décret :

La numéro 2 de l’UMP, députée de l’Essonne et chef de file de l’opposition municipale à Paris, renonce ainsi aux avantages du statut de haut fonctionnaire. Au Point, son entourage explique :

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Nathalie Kosciusko-Morizet considère que les politiques, et notamment les parlementaires qui demandent tant d'efforts aux Français, doivent donner l'exemple. Ils n'ont pas à avoir de filets de sécurité.

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Au Grand Jury, ce dimanche soir, NKM a justifié cette démission, "un choix personnel" décidé dès 2012, assure-t-elle, mais qu'elle ne conseillerait pas à un jeune parlementaire :

 

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C’est quelque chose que j’ai décidé en 2012 et j’avais la campagne de Paris donc je n’ai pas pu m’en occuper. C’est une dimension symbolique. Je trouve que ça a du sens au bout d’un certain temps. Je ne trouvais pas raisonnable de demander à un jeune parlementaire qui vient d’arriver de démissionner de la fonction publique. Dans mon premier mandat parlementaire, j’étais à côté d’une femme formidable qui était infirmière hospitalière élue à la faveur de la vague bleue de 2002. Elle a été battue en 2007 et a retrouvé, et c’était bien, ses fonctions d’infirmières. Ça n’est pas quelque chose à faire tout de suite mais au bout d’un certain temps. C’est logique de le faire quand on a vraiment choisi la politique parce que c’est un engagement total.

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