Emmanuel Macron répond à ceux qui le réduisent à son passé de banquier d’affaire

Publié à 10h19, le 16 octobre 2014 , Modifié à 10h35, le 16 octobre 2014

Emmanuel Macron répond à ceux qui le réduisent à son passé de banquier d’affaire
Emmanuel Macron. © REUTERS/Philippe Wojazer

"HEURES LES PLUS SOMBRES" - Ne le qualifiez pas trop vite de banquier, il le prend mal. "J’assume d’être ce que je suis", répond-il pourtant ce jeudi 16 octobre sur France Inter. Attaqué, tant par la gauche que par certains extrêmes sur son expérience comme banquier d’affaire, Emmanuel Macron refuse d’être ainsi catalogué.

"On ne me reproche pas ce que je fais. On me reproche ce que je suis. Alors qui je suis ? J’ai fait 4 ans dans ma vie de banque, j’ai été pendant près de 8 ans fonctionnaire. Ça n’intéresse personne", explique le successeur d’Arnaud Montebourg à Bercy. Qui poursuit et peste :

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Vouloir me réduire à un banquier, parce que c’est bien pour m’attaquer, pour me salir, je trouve ça minable. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. Je sais que Monsieur Mélenchon ou Madame le Pen font ça tous les jours. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la vie politique.

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Il ajoute encore, comme marqué par ces critiques le visant :

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Ça renvoie aux heures les plus sombres, les plus crépusculaires de notre pays.

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Aussi Emmanuel Macron, qui a présenté, mercredi 15 octobre en Conseil des ministres, sa future loi, souhaite être jugé sur ses actes plutôt que sur des préjugés à son égard. "Je demande juste une chose, c’est que lorsque je propose des réformes pour le pays, on ne m’attaque pas sur ce que je suis, ou l’idée dans laquelle on veut m’enfermer de ce que je suis", insiste-t-il, assumant son passé de banquier qu’il juge être un atout pour son nouveau poste :

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J’assume d’être comme je suis. Ce que j’ai fait pendant 4 ans dans le secteur privé m’est très utile aujourd’hui au ministère de l’Economie. Ce n’est pas une mauvaise chose d’avoir un peu fréquenté la vie des entreprises pour s’occuper d’elles.

"

Un message envers certains de ses prédécesseurs ?

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