Éric Woerth explique que s'abstenir aux élections aujourd’hui revient à voter PS

Publié à 19h19, le 16 mars 2015 , Modifié à 16h20, le 17 mars 2015

Éric Woerth explique que s'abstenir aux élections aujourd’hui revient à voter PS
Éric Woerth © Captures d'écran LCI

C'EST MATHÉMATIQUE - On connaissait déjà le principe défendu par Nicolas Sarkozy selon lequel voter Front national au premier tour d'une élection favorise le Parti socialiste. "Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS !", avait déclaré l'ancien chef de l'État. Il faudra désormais compter sur la formule proposée par Éric Woerth ce lundi 16 mars, à l'occasion du grand débat des départementales LCI / RTL / Le Figaro.

Invité pour représenter l'UMP, face à Jean-Marie Le Guen (PS), François de Rugy (EELV), Pierre Laurent (PCF), Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Florian Philippot (FN), l'ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy a évoqué cette proposition d'instaurer en France le vote obligatoire pour lutter contre l'abstention.

Éric Woerth est contre. Et il le dit en expliquant que s'abstenir, c'est voter pour la majorité. Il dit :

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Sur le vote obligatoire, je n'y crois pas du tout. Je crois que quelqu'un qui s'abstient, c'est quelqu'un qui, par procuration, vote pour la majorité. C'est son choix mais, après, il n'a pas grand-chose à dire.

 

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Alors, si l'on suit le raisonnement du député UMP de l'Oise, l'abstention aux départementales favorisera la majorité actuelle, et donc le Parti socialiste. Mais la règle peut changer et si l'UMP vient au pouvoir, l'abstention favorisera son camp.

Le PS aux affaires, le théorème d'Éric Woerth permet d'observer d'un autre regard le "ni ni" prôné par l'UMP en cas de second tour PS / FN. En février dernier, lors du second tour de la législative partielle dans le Doubs, Éric Woerth avait fait partie de ceux qui, rue de Vaugirard, avait appelé au vote blanc ou à l'abstention. Dans son esprit, aurait-il donc appelé à voter PS ?

[Edit 17 mars]

Eric Woerth précise auprès d'Europe 1 que sa déclaration a été mal interprétée. Par majorité, il entendait celle qui va sortir des urnes. Pour résumer : s'abstenir, c'est voter pour celui qui gagnera les élections.      

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