Et là, Nadine Morano critique les choix de Nicolas Sarkozy et pense que "Chirac n'aurait pas fait de telles erreurs"

Publié à 15h22, le 07 août 2014 , Modifié à 15h30, le 07 août 2014

Et là, Nadine Morano critique les choix de Nicolas Sarkozy et pense que "Chirac n'aurait pas fait de telles erreurs"
Nadine Morano et Nicolas Sarkozy, montage Le Lab © Reuters et Maxppp

Sachez-le, il arrive aussi à Nadine Morano d'avoir un regard critique sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'ancienne ministre, pourtant toujours prompte à défendre mordicus le bilan de son mentor, livre en tout cas, dans Le Monde du 8 août, un sévère constat sur les choix de Nicolas Sarkozy lors de son mandat. En effet, elle estime que l'ancien président aurait dû placer ses proches aux postes-clés de la République lorsqu'il était au pouvoir.



Nadine Morano pense même que ces erreurs ont coûté à Nicolas Sarkozy sa réélection :



Avec une autre organisation, nous n'aurions jamais perdu en 2012. Qui a mis Jean-François Copé à la présidence du groupe à l'Assemblée en 2007 ? Ce devrait être Christian Estrosi, pas Copé. Et après, il [Nicolas Sarkozy, NDLR] lui a donné le parti.



Nadine Morano ne dit d'ailleurs pas autre chose que Christian Estrosi lui-même, qui juge l'UMP à la dérive parce qu'il n'avait pas lui-même obtenu la tête du groupe parlementaire. L'ancienne ministre, elle, joue là une partition étonnante, et à deux titres: une critique des choix de Nicolas Sarkozy, d'abord, mais également une remise en question de la légitimité de Jean-François Copé à la tête du groupe UMP, qu'elle soutient pourtant fermement contre François Fillon, depuis son élection à la tête de l'UMP. 



Mais ce n'est pas terminé: Nadine Morano finit par dire que Nicolas Sarkozy aurait été plus inspiré en faisant comme son prédécesseur, Jacques Chirac, dont Nicolas Sarkozy s'est pourtant employer à liquider l'héritage :



Chirac, lui, plaçait ses proches à des postes clés. Jamais il n'aurait fait de telles erreurs. 



Au Lab, on aimerait bien voir la réaction de Nicolas Sarkozy à la lecture de ces lignes. 

Du rab sur le Lab

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