Extension de Roland-Garros : Manuel Valls désavoue (encore) Ségolène Royal

Publié à 07h17, le 05 mars 2015 , Modifié à 07h17, le 05 mars 2015

Extension de Roland-Garros : Manuel Valls désavoue (encore) Ségolène Royal
Manuel Valls en a marre de désavouer la numéro 3 du gouvernement. © PATRICK KOVARIK / AFP

INTOUCHABLE – Ségolène Royal joue sa petite musique au sein du gouvernement. Au risque d’être régulièrement recadrée et/ou désavouée par Manuel Valls en personne. Et ce, sans que cela ne remette en cause sa participation gouvernementale. Intouchable.

Dernier épisode en date : le dossier du projet d’extension de Roland-Garros. Mercredi 4 mars, le Premier ministre a donné raison à la Fédération française de tennis et à Anne Hidalgo, la maire de Paris, contre sa ministre de l’Ecologie et les associations sur le projet de modernisation du stade de Roland-Garros à Paris, qui abrite l'un des quatre tournois du Grand Chelem de tennis.

Manuel Valls, qui s'est entretenu avec le président de la FFT Jean Gachassin, lui a "confirmé le plein soutien du gouvernement à tous les volets" du projet d'extension du site défendu par la Fédération et "son attachement à ce qu'il puisse aboutir dans les meilleurs délais". Et Matignon de préciser dans un communiqué :

 

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L'Etat donnera en conséquence son accord à l'ensemble des procédures relevant de sa compétence dans les prochaines semaines, afin de permettre rapidement un début des travaux.

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Le chef du gouvernement souligne que le projet d'extension de la FFT, engagé il y a cinq ans, "a franchi toutes les étapes liées à sa préparation en s'adaptant aux prescriptions et aux observations qui lui ont été faites". Il met aussi en avant le fait que "l'enquête publique achevée en novembre a conclu sans ambiguïté à un avis favorable au projet qui est en parfaite cohérence et complémentarité avec les activités du jardin botanique" (Serres d'Auteuil).

Le Premier ministre oppose ainsi une fin de non-recevoir à sa ministre de l'Ecologie. Un rapport d'experts publié mi-février par les services de la numéro trois du gouvernement et commandé par elle avait en effet conclu à la "faisabilité" du projet alternatif de modernisation du site, défendu par des associations pour préserver l'intégrité du Jardin des Serres d'Auteuil à Paris.

Ce n’est pas la première fois que Manuel Valls doit désavouer sa ministre. Ils n’étaient déjà pas sur la même longueur d’onde sur la date de réduction de la part du nucléaire en France. Auparavant, le chef du gouvernement avait recadré sa numéro 3 sur la hausse des tarifs de la SNCF après avoir également tenu un discours différent sur les sociétés d’autoroute ainsi que sur la hausse du prix du gaz.

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