Jean-François Copé invente la transparence sous scellés

Publié à 12h37, le 03 mars 2014 , Modifié à 13h35, le 03 mars 2014

Jean-François Copé invente la transparence sous scellés
Jean-François Copé le 3 mars (capture d'écran)

A 11h 38, ce lundi 3 mars, tout semblait clair. Aucun doute possible : Jean-François Copé, le patron de l'UMP, se lance dans une opération transparence.

Lisez-le précisément :

J'annonce donc avec force, ici et maintenant, que l'UMP est déterminé à mettre à disposition l'in-té-gra-li-té de sa comptabilité.
L'intégralité des pièces comptables, des factures, et autres justificatifs, de toutes ses dépenses, de toutes ses recettes, en toute transparence, et dans un souci de respect de la démocratie.

Ca ne se voit pas, ça ne s'entend pas forcément, mais dans cette annonce, il y a déjà un déjà un "mais".

Jean-François Copé n'annonce pas que l'UMP va "mettre à disposition" sa comptabilité ... mais uniquement que son parti est "déterminé à mettre à disposition".

Un petit mot qui change pas mal de choses.

Et, effectivement, quatre minutes plus tard, à 11h42, le "mais" devient carrément ... un verrou à double-tour.

Ainsi Jean-François Copé annonce-t-il en réalité ... la mise sous scellés imminente de cette comptabilité. Une mesure qui ne sera levée que lorsque les propositions de lois qu'il déposera dans plusieurs semaines seront votées - autrement : dans plusieurs mois, au mieux.

Regardez-le :

Lisez-le (si vous préférez) :

Dans l'attente de l'adoption de l'intégralité de ces dispositions législatives, je donne dès aujourd'hui instruction au directeur général des services de l'UMP de bien vouloir mettre l'intégralité de la comptabilité de l'UMP, ainsi que les archives concernant les campagnes présidentielles de 2007 et de 2012, dans une pièce, qui sera scellée par un huissier.

Cette pièce sera réouverte à l'adoption de ces deux lois.

Voilà, vous avez tout compris : ce lundi 3 mars, se parant derrière une exigence de transparence, Jean-François Copé a annoncé la mise sous scellés de la comptabilité de l'UMP.

Du rab sur le Lab

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