Jean-François Copé tient à tout prix à vous faire comprendre que "par définition", il n'était au courant de rien

Publié à 11h43, le 26 mai 2014 , Modifié à 13h06, le 26 mai 2014

Jean-François Copé tient à tout prix à vous faire comprendre que "par définition", il n'était au courant de rien
Montage Le Lab

TIC DE LANGAGE - Définition de "président" selon le Larousse : "Personne qui préside une assemblée, une réunion, un tribunal, dont elle dirige les délibérations ou les travaux". Mais encore "Personne élue par un bureau ou un conseil et qui est chargée de représenter une association, une organisation, une société".


Pourtant, selon Jean-François Copé, la fonction de président n'inclut pas, "par définition", la supervision et la vérification des paiements de son parti.


Ce 26 mai, le président de l'UMP a, à de nombreuses reprises, utilisé l'expression "par définition" pour appuyer son propos. A 8h47, Jean-François Copé répond à sa première question sur l'affaire Bygmalion. Premier bingo de la matinée, sa réponse débute par un superbe "par définition" :


Par définition, l'UMP a tout ce qui touche à sa comptabilité... Moi personnellement non. 


Comprenez là que Jean-François Copé estime que le parti dont il est président a la clé de l'affaire, mais pas lui-même.


Quatre minutes plus tard, Jean-François Copé fait une nouvelle crise de "par définition". A 8h51, assez malmené par son intervieweur, le président de l'UMP enchaîne les "par définition" :


- Jean François Copé: "Je n'ai jamais vu les factures, les chèques etc... Ce n'était pas dans ma fonction, par définition moi je faisais..."


- Jean-Jacques Bourdin: "C'était la fonction de vos proches"


- Jean-François Copé: "Je faisais confiance par définition aux gens dont c'est le métier".


Trois minutes plus tard, Jean-François Copé "par défitionne" une nouvelle fois ses auditeurs en assurant qu'il n'assumera que ce dont il était au courant : 


J'assume par définition les choses dont je suis informé. Pas de celles dont je ne suis pas informé.

Au Lab, on se propose solennellement pour faire envoyer un Larousse au siège du parti. Et on peut également envoyer un document mis en ligne par l'Express en ce 26 mai: la copie d'une facture de 878 000 euros signé de la main de Jean-François Copé himself. Une facture qui, attention, n'est pas adressée par Bygmalion à l'UMP, mais par la société E-Makina, le prestataire web de la campagne de Nicolas Sarkozy.

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