Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Christiane Taubira répliquent à Nicolas Sarkozy et dénoncent "une grave faute morale"

Publié à 20h47, le 20 mars 2014 , Modifié à 11h19, le 21 mars 2014

Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Christiane Taubira répliquent à Nicolas Sarkozy et dénoncent "une grave faute morale"
Reuters

C'est par communiqué que Jean-Marc Ayrault et Christiane Taubira répliquent. Le ministre de l'Intérieur, de son côté, était interrogé par le Parisien.

> Jean-Marc Ayrault :

Selon le Premier ministre, Nicolas Sarkozy a commis "une grave faute morale" en mettant en cause "l'honneur de la justice et de la police". Par communiqué, Jean-Marc Ayrault critique également la comparaison avec les pratiques de la Stasi :

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La comparaison entre la République française et l'Allemagne de l'Est est insupportable.

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> Christiane Taubira :

Même procédé pour la Garde des sceaux: le communiqué envoyé aux rédactions. Christiane Taubira qualifie "d'injure" la contre-attaque de Nicolas Sarkozy :

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En qualité de ministre de la Justice, Christiane Taubira n’entend pas accepter cette injure à l’égard des citoyens français et des juges ainsi que cette attaque envers les institutions de la République. [...]

Ces attaques d'une extrême violence contre les institutions, contre les magistrats au prétexte d'appartenance syndicale, ‎et contre la haute institution constitutionnelle fragilisent l'Etat de droit, qui garantit l'égalité de tous devant la loi.

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> Manuel Valls :

Le ministre de l'Intérieur, quant à lui, estime que la violence de la contre-attaque de Nicolas Sarkozy "disqualifie" l'ancien président de la République. Manuel Valls était interrogé par Le Parisien :

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Assimiler la République française à la dictature de l’ex Allemagne de l’Est, assimiler la justice et la police à la Stasi, l’ex police secrète, cela disqualifie les critiques de Nicolas Sarkozy.

C’est aussi infamant pour les magistrats et les policiers de ce notre pays.

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Nicolas Sarkozy a personnellement, dans sa tribune, mis en cause Manuel Valls et Christiane Taubira, ne croyant pas que ceux-ci ignoraient sa mise sur écoutes.

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