Jean-Marie Le Pen qualifie Claude Bartolone de "faux-cul" et de "vraie vulve"

Publié à 21h46, le 30 janvier 2015 , Modifié à 02h53, le 31 janvier 2015

Jean-Marie Le Pen qualifie Claude Bartolone de "faux-cul" et de "vraie vulve"
Jean-Marie Le Pen, le 30 janvier 2015 © Capture d'écran Le Lab

AMIS DE LA POÉSIE, BONSOIR - Jean-Marie Le Pen ne semble plus trop sous le choc de l’incendie qui a ravagé sa maison. Le président d’honneur du FN a encore fait montre de son légendaire franc-parler, à propos du boycott par Claude Bartolone et un certain nombre de députés PS de la cérémonie de remise du prix "d’élu local de l’année" à Steeve Briois, maire frontiste d’Hénin-Beaumont. Interrogé à ce sujet dans le cadre de son "journal de bord hebdomadaire", Jean-Marie Le Pen s’en prend violemment au président de l’Assemblée nationale :

L’argument qu’il a donné, c’est mirobolant, c’est qu’on ne pouvait pas assister à cette cérémonie parce qu’il (Steeve Briois, NDLR) était membre d’un parti dont le président d’honneur avait naguère traité tout cela de détail. Alors ‘tout cela’ je ne sais pas ce que c’est, ce qui prouve que monsieur Bartolone est un menteur. Mais je crois pouvoir dire que c’est un faux-cul et pour respecter quand même la parité, c’est une vraie vulve.

Rire de l’intervieweuse, la frontiste Marie d’Herbais, devant ce vocabulaire "très imagé" dont Jean-Marie Le Pen est coutumier.

Regardez la déclaration de Jean-Marie Le Pen (à partir de 4'30) :



Claude Bartolone a effectivement invoqué le dérapage historique du fondateur du FN sur les chambres à gaz, "point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale", pour justifier son absence à la cérémonie de remise de prix à Steeve Briois. Une politique de la chaise vide qui a passablement irrité plusieurs cadres frontistes. "Sectarisme indécent", a condamné le primé du jour tandis que Marion Maréchal-Le Pen, députée et petite-fille du "Menhir", s'en prenait de son côté au journaliste Gilles Leclerc, coupable d'avoir ostensiblement traîné les pieds au moment de remettre sa distinction à l'édile frontiste.

Jean-Marie Le Pen, qui traîne son "point de détail" comme un boulet depuis 1987, se paye d'ailleurs le luxe de retourner l'accusation à l'envoyeur. Tout en faisant mine de s'interroger sur les origines du patron de l'Assemblée nationale :

Monsieur Bartolone, qui d'ailleurs n'a pas dû naître Français - il doit être né Tunisien, je crois, puisque c'était sous le protectorat - est quand même l'homme du parti de François Mitterrand, qui a été décoré de la Francisque, qui était l'ami de Bousquet. Toutes choses que je n'ai pas à me reprocher, ayant été l'un des plus jeunes résistants de France.

De fait, François Mitterrand a bien reçu la Francisque, ordre à la gloire du Maréchal Pétain à l'époque de l'occupation. Le parcours longtemps obscur de l'ancien président socialiste pendant la Deuxième Guerre Mondiale, entre l'administration de Vichy et la résistance, a jeté une ombre sur la fin de son second mandat. En revanche, Jean-Marie Le Pen s'arroge un peu abusivement le titre de "plus jeune résistant de France". À 16 ans, celui qui avait perdu son père pêcheur tué par une mine en 1942 n'avait pas été autorisé à intégrer les rangs des Forces françaises de l'intérieur.

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