L’aile gauche du PS ne veut pas de Manuel Valls à Matignon

Publié à 15h36, le 28 mars 2014 , Modifié à 17h39, le 30 mars 2014

L’aile gauche du PS ne veut pas de Manuel Valls à Matignon
Emmanuel Maurel et Manuel Valls (MaxPPP)

Le remplaçant de Jean-Marc Ayrault, si Jean-Marc Ayrault est remplacé, pourrait être Manuel Valls. L’hypothèse prend corps mais elle ne plaît clairement pas à tout le monde. Ainsi, Emmanuel Maurel, un des principaux leaders de l’aile gauche du Parti socialiste, vendredi 28 mars, dans Le Monde :

Valls à Matignon, ce serait une lecture totalement erronée du scrutin [des municipales, ndlr]. Il n'y a pas une demande d'ordre et de sécurité, mais de justice et de social.

Le vice-président du conseil régional d’Île-de-France n’est pas le premier à user de cet argument pour s’opposer à une nomination de Manuel Valls à Matignon. "Les Français ne veulent pas des sujets d’immigration mais du social", avait ainsi déclaré Cécile Duflot, mercredi 26 mars, lors du conseil des ministres, selon France Inter.

Manuel Valls n’est, qui plus est, pas le seul sur les rangs pour déloger Jean-Marc Ayrault. Dans l’entourage des autres prétendants, on récuse aussi l’idée de voir le ministre de l’Intérieur prendre Matignon. Dans Le Monde, un proche de l’actuel Premier ministre s’emporte :

Il faut quelqu'un qui réunisse l'ensemble du PS, mais également radicaux et écolos, et ça ne peut être Valls. Ce serait une erreur profonde. C'est du molletisme version 2014, un discours à gauche mais des positions qui ne le sont pas.

Si l’hypothèse Valls n’est encore qu’une rumeur, la multiplication des attaques à son adresse semble confirmer la crédibilité de cette option. Le principal intéressé, pour sa part, fait mine de ne pas y penser. Mercredi 26 mars, en sortie de conseil des ministres, il s’est même laissé aller à une blague. Alors qu’un journaliste lui demandait si l’on verrait la semaine prochaine, Manuel Valls a répondu malicieusement : "Peut-être."

Dans Le Monde du vendredi 28 mars, il ajoute que le choix du Premier ministre ne lui revient pas :  

Il ne s'agit pas de mes prérogatives, mais de celles du président. 

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