Le jour où le député UMP Pierre Lellouche a failli dégommer Frédéric Péchenard à la chasse

Publié à 17h47, le 27 février 2015 , Modifié à 15h03, le 28 février 2015

Le jour où le député UMP Pierre Lellouche a failli dégommer Frédéric Péchenard à la chasse
Message à destination de Pierre Lellouche : ceci N'EST PAS un sanglier © JEAN-SEBASTIEN EVRARD AFP

LE COUP EST PARTI TOUT SEUL – Si vous avez toujours rêvé de voir Bernadette Chirac vêtue d'un chapeau à plume, en train de rabattre le gibier, c'est là-bas qu'il fallait aller. Si vous vouliez croiser Claude Bartolone pavoiser devant les défenses d'un sanglier qu'il venait de tuer, c'est encore là-bas qu'il fallait aller. Là-bas ? Aux parties de chasse du château de Chambord bien sûr.

This is ZE-PLACE-TO-BE, un lieu où se retrouvent encore aujourd'hui politiques, dirigeants et lobbyistes et vont chasser le marcassin. "On vient avec nos fusils, des armes dangereuses à ne pas mettre entre toutes les mains", raconte Claude Bartolone ce vendredi 27 février, dans M, le magazine du Monde à ce sujet. À ne pas mettre entre toutes les mains, et certainement pas entre celles de Pierre Lellouche qui n'avait peut-être pas bien compris les règles du jeu.

C'est ce qui ressort du témoignage d'un sénateur amateur de ces petites battues en extérieur. Lui aussi cité dans M, il dit :

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Il [Pierre Lellouche] a failli dégommer Frédéric Péchenard, le directeur de la police nationale [aujourd'hui directeur général de l'UMP, ndlr]. La balle n'est pas passée loin.

 

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Une version démentie par le député, un brin agacé, auprès du Scan.

Selon M le magazine, le député UMP de Paris n'a du coup plus jamais été invité à l'une de ces fameuses parties de chasse. Il est vrai que n'est pas vraiment l'endroit adéquat pour ce genre d'incident. Les messieurs-dames qui arpentent la forêt de Chambord en espérant flinguer du gibier sont en effet priés de laisser leur rancœur chez eux.

La preuve ? Au cours de ces parties, les politiques de gauche croisent des politiques de droite, et inversement. "Avec la complicité liée à la chasse, des liens se créent, c'est une autre tonalité", rapporte encore Claude Bartolone.

On a même vu des ennemis à Paris guetter le sanglier ensemble. Un élu de droite raconte :

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Même pendant la guerre Fillon-Copé, on chassait ensemble à Chambord. On se disait qu'il y avait une suite à tout ça, on n'allait pas se tirer dessus.

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On n'est en revanche pas du tout sûr que Pierre Lellouche ait tout à fait la même vision des choses. 

Edit 28 février avec ajout des informations du Scan.

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