Le multiplex politique du 1er juin avec Bruno Le Roux, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et François Bayrou

Publié à 17h55, le 01 juin 2014 , Modifié à 21h37, le 01 juin 2014

Le multiplex politique du 1er juin avec Bruno Le Roux, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et François Bayrou
Montage via Maxppp.

MULTIPLEX POLITIQUE – Après une semaine marquée par l’onde de choc provoquée par les résultats des Européennes et par l’affaire Bygmalion qui a entraîné la démission de Jean-François Copé de la direction de l’UMP, sont au programme des interviews dominicales de ce 1er juin, les UMP Xavier Bertrand et Valérie Pécresse ainsi que Bruno Le Roux et François Bayrou.

Le Lab se plie en quatre pour suivre ces différentes interviews de responsables politiques et vous en propose des "morceaux choisis" au fur et à mesure de la soirée.

>> Valérie Pécresse, dans BFM Politique



#SURVIVOR

"Nous en sommes en véritable crise à l’UMP. Je ferai tout pour que ma famille politique survive." Valérie Pécresse est inquiète. L’affaire Bygmalion et la victoire du FN aux européennes pose la question de la survie de son parti.

L’UMP joue sa survie. Sa survie financière, politique et morale.

En revanche, la députée préfère regarder le résultat des municipales pour se rassurer sur l’UMP. "L’UMP de terrain ne s’est jamais aussi bien portée", assure-t-elle.

#TRIUMVIRAT

Le triumvirat Fillon-Raffarin-Juppé amené à présider l'UMP suite à la démission de Jean-François Copé est accusé d'illégalité par rapport aux statuts du parti. Nadine Morano affirme que les statuts prévoient que Luc Chatel, vice-président du parti, assure l'intérim. Une lecture des règles internes de l'UMP que ne partage pas Valérie Pécresse. Pour elle, toute la direction de l'UMP a démissionné en même temps que Jean-François Copé. "Pour ne pas le laisser seul", explique-t-elle.

De ce fait, selon celle qui va briguer la présidence de la région Ile-de-France, Luc Chatel ne peut donc pas assurer l'intérim.

Luc Chatel a décidé de démissionner. Il ne va pas rester président par intérim alors qu’il a démissionné.

>> Xavier Bertrand, dans C politique



#INÉLIGIBILITÉ

Xavier Bertrand a une solution radicale pour les dérapages financiers des hommes politiques : l’inéligibilité à vie. "Ecœuré" par l’affaire Bygmalion, l’ancien ministre du travail assure que "tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire doivent rendre des comptes". Nicolas Sarkozy compris ? Il ne dira pas son nom. Quant à sa proposition, il assume. "C’est drastique", reconnaît-il.

Toutes personnes concernées par des malversations devraient se mettre de côté, et être condamnées à une peine d'inéligibilité à vie.

#NEWLOOK

"Ce n’est pas le plus important", dit-il. Mais Xavier Bertrand n’écarte pas l’idée que l’UMP change de nom. Pour le député UMP, "il faut une nouvelle UMP" :

Il faut peut-être un nouveau nom mais il faut une nouvelle UMP. Une UMP moderne et populaire.

Prônant plus de démocratie interne, notamment dans la désignation de ses candidats, Xavier Bertrand souffle également un nom pour le futur président de l’UMP : François Baroin.

Je pense que François Baroin serait un bon candidat.


>> François Bayrou, dans Tous politiques



#6e RÉPUBLIQUE 

Il s’est déjà déclaré favorable à une diminution du nombre de parlementaires ainsi qu’à l’instauration de la proportionnelle pour les élections législatives. Il réitère. Et va encore plus loin. François Bayrou s’est dit ainsi favorable à un changement de régime.  « Nous sommes dans une crise de confiance comme il y en a eu peu dans l’histoire de la Ve République », a lancé le président du Modem.

Et celui qui vient d’être élu maire de Pau d’ajouter :

Cette crise est si profonde qu’elle va poser des questions à la 5e République elle-même. Nos institutions sont en cause. C’est un appel à une République nouvelle, des institutions nouvelles pour qu’on ne reste pas dans la situation actuelle.

Estimant que la France traverse une crise de régime, illustrée par "le problème Hollande", François Bayrou doute que François Hollande puisse tenir encore trois ans, jusqu'en 2017.

#EXISTENTIALISME

Interrogé sur la présidentielle de 2017, François Bayrou a convoqué Jean-Paul Sartre pour répondre. S’il affirme que ce scrutin "n’est pas dans son viseur" et que "le moment n’est pas aux aventures personnelles ni aux aventures partisanes", le triple candidat à l’Elysée a ainsi philosophé :

Au fond, il y a une maxime philosophique, qui est de Jean-Paul Sartre, qui disait que "l’existence précède l'essence". C’est-à-dire exister d’abord et vous allez peu à peu construire qui vous êtes. Pour moi, c’est la même chose.  Que l’existence du centre ne soit plus une question perpétuellement mise en doute.

Envisage-t-il néanmoins un candidat unique de la droite et du centre pour 2017 ? "On n’en sait rien", réplique-t-il d’abord avant de concéder :

On peut tout imaginer, toutes les combinaisons possibles. Ce n’est pas mon objet.

>> Bruno Le Roux, dans Le Grand Jury



#LUI PRÉSIDENT

Dans son anaphore d'entre-deux-tours de la présidentielle, François Hollande avait déclaré qu'il ne recevrait pas les parlementaires à l'Elysée. Pas au complet tout du moins. Après avoir reçu des parlementaires par petits groupes, le chef de l'Etat est sommé par de nombreuses personnes de sa majorité de déroger à cette "promesse". Ce sera chose faite d'ici la fin de la session parlementaire, assure Bruno Le Roux, patron des députés PS.

J'ai formulé avec Didier Guillaume, le président du groupe socialiste au Sénat, une invitation au président de la République pour venir avant la fin de la session parlementaire dialoguer avec la majorité (...). Il a besoin de partager avec les parlementaires et donc il va venir.

Du rab sur le Lab

PlusPlus