Pour Bruno Le Roux, Claude Guéant, qui accuse l'Elysée de "scandale d'Etat", est parano

Publié à 20h27, le 01 juin 2014 , Modifié à 20h27, le 01 juin 2014

Pour Bruno Le Roux, Claude Guéant, qui accuse l'Elysée de "scandale d'Etat", est parano

Claude Guéant a sorti l’artillerie lourde. Sur Europe 1, après avoir été placé en garde à vue dans le cadre de l'Affaire Tapie, il accuse l’Elysée d’avoir instrumentalisé la justice, parlant de "scandale d’Etat". Aussitôt, l’Elysée a répondu, affirmant avoir agi "dans le respect de la loi".

Interrogé sur ce sujet lors du Grand Jury, sur RTL ce dimanche 1er juin, Bruno Le Roux a moqué la "paranoïa" de l’ancien ministre de l’Intérieur, qui se dit surveillé par la DGSE. 

Quand, à la volonté de se défendre, on ajoute la paranoïa, ce ne sont peut-être pas les émissions de radio qui sont les meilleurs remèdes pour aller loin.

"Il arrive quelque fois que quand on veut se protéger, on dise n’importe quoi", a insisté le patron des députés socialistes, estimant que "c’est le cas de Monsieur Guéant".

Et l’élu de Seine-Saint-Denis de poursuivre :

Il connait les rouages de l’Etat, il devrait connaitre les rouages de l’Etat de droit. Quand il y a des juges d’instruction qui demandent des pièces relatives à une affaire, il n’y a pas de différence entre le fait qu’ils vous les demandent ou qu’ils le demandent à l’Elysée.

Aux accusations donc, la contre-attaque. Bruno Le Roux a continué de charger Claude Guéant, se disant surpris que ses archives aient disparues. "Ce que j’ai compris de cette affaire, c’est que les archives personnelles de Monsieur Guéant avaient disparu. Triste conception d’ailleurs. Il semblerait qu’elles n’aient pas été ni laissées à l’Elysée, ni versées aux archives nationales", a-t-il persifflé.

Avant d’ajouter, affirmant qu’il n’y avait aucun cabinet noir à l’Elysée ni« personne charger de cela, aucune structure » :

Quand on veut faire disparaître et quand on ne veut pas donner ses archives, il peut y avoir un problème.

Du rab sur le Lab

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