Les relations se tendent entre proches de Nicolas Sarkozy et proches d'Alain Juppé

Publié à 07h02, le 29 janvier 2015 , Modifié à 07h04, le 29 janvier 2015

Les relations se tendent entre proches de Nicolas Sarkozy et proches d'Alain Juppé
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé © MEHDI FEDOUACH / AFP

Avant, les voix discordantes à l'UMP critiquaient Nicolas Sarkozy à demi-mots mais surtout sous couvert d'anonymat. Ça reste entre nous, hein ? Mais les temps ont changé rue de Vaugirard et ils sont de plus en plus, désormais, à fustiger le président de leur parti à visage découvert. Hier Éric Ciotti, aujourd'hui Hervé Gaymard.

Le député de Savoie ne prend pas vraiment de pincettes. Voici ce qu'il dit, cité ce jeudi 29 janvier par le Parisien :

Sarkozy disait qu'une fois élu, il allait prendre une bretelle d'accélération et qu'on ne pourrait plus le rattraper. Mais ce n'est pas le cas. […] Comme le mythe de l'infaillibilité pontificale, celui de l'infaillibilité sarkozyste a vécu.

Certes, Hervé Gaymard n'est pas réputé pour être un proche de Nicolas Sarkozy. Il fait plutôt partie de la garde rapprochée d'Alain Juppé. Sa prise de position en "on" démontre néanmoins un changement de ton au sein de l'UMP. Comme si les partisans de l'ancien Premier ministre n'hésitaient plus, désormais, à lâcher leurs coups. "Avec Fillon, cela s'est beaucoup simplifié. En revanche, c'est très tendu avec Juppé et son entourage", confirme ainsi à l'Opinion un collaborateur de Nicolas Sarkozy.

Le problème n°1 pour le président de l'UMP se nommerait donc Alain Juppé. Et le "rapprochement" avec François Fillon, observé depuis plusieurs jours, peut être analysé sous cet angle. Comme par hasard, depuis plusieurs semaines, l'ancien président de la République et l'ex-Premier ministre prennent soin d'afficher leurs relations apaisées dans la presse. Comme s'il fallait se serrer les coudes face à la "juppémania".

Commentaire d'Éric Ciotti, proche des deux hommes, dans l'Opinion :

Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy envoie tout de suite François Fillon chez Alain Juppé.

Pas tout de suite non. Comme le souligne Luc Chatel dans le Parisien, le président de l'UMP est "conscient que la route est encore longue". "Mais ce qui compte c'est d'être prêt pour le jour de la finale du 100 m aux Jeux olympiques", ajoute—t-il. 

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