Lionel Jospin va remplacer Jacques Barrot au Conseil constitutionnel, sur proposition de Claude Bartolone

Publié à 12h30, le 09 décembre 2014 , Modifié à 17h10, le 09 décembre 2014

Lionel Jospin va remplacer Jacques Barrot au Conseil constitutionnel, sur proposition de Claude Bartolone
Lionel Jospin, en compagnie de la ministre de la Justice Christiane Taubira et du président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré © Reuters

Lionel Jospin fera bientôt partie des Sages. Selon Le Monde mardi 9 décembre, l'ancien Premier ministre socialiste a accepté de terminer le mandat de cinq ans de Jacques Barrot, décédé le 3 décembre. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, en avait fait la proposition

Selon les mots du président de l'Assemblée nationale cité par le quotidien, Lionel Jospin s'est dit "intéressé et heureux" et pourrait prendre ses nouvelles fonctions "dans une dizaine de jours". En 2012, il expliquait pourtant l'inverse : à l'époque, il ne montrait pas un intérêt débordant pour l'institution de la rue Montpensier et estimait que s'arrêter sur cette question revenait à gaspiller "quelques secondes de trop".

Il s'est donc visiblement laissé convaincre par Claude Bartolone. "Je voyais bien que son talent n'était pas assez utilisé", a ainsi expliqué le titulaire du "Perchoir", qui veut par cette nomination "rehausser l'image du Conseil constitutionnel".

Sa future nomination a rapidement été saluée par des représentants des différents tendances du Parti socialiste :

Mais aussi par des figures de l'opposition comme Philippe Vigier, chef de file des députés UDI, lors de son point presse hebdomadaire au palais Bourbon ce mardi. S'il n'était pas au courant de cette nomination, il n'a pas hésité à saluer "un homme d'État" : 

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C'est un ancien Premier ministre qui a beaucoup de qualités. Il le fera avec beaucoup d'attention. [...] Si ça n'a jamais été mon mentor politique, c'est un homme d'État.

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Le président du groupe UMP, Christian Jacob, s'est quant à lui voulu *un peu* plus réservé : 

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Ce n'est pas le plus illégitime, à partir du moment où c'est la gauche qui nomme. Spontanément, ce n'est pas forcément à lui qu'on aurait pensé.

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L'ancien ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy Dominique Bussereau, quant à lui, n'est "pas choqué par cette nomination" :

Cette candidature doit encore être validée par la commission des lois de l'Assemblée nationale, ce qui ne devrait pas poser de difficulté particulière : comme le président de la République et le président du Sénat, le président de l'Assemblée a en effet le pouvoir de nommer trois des neufs membres du Conseil constitutionnel

Jacques Barrot y avait été nommén en 2010 et occupait toujours ce poste au moment de sa mort. Ancien ministre et ex-commissaire européen, le centriste Jacques Barrot a reçu des hommages appuyés de l'ensemble de la classe politique, qui s'est également réunie pour ses obsèques lundi 8 décembre

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