Louis Aliot juge "pitoyable" la révélation par Closer de l'homosexualité de Florian Philippot

Publié à 06h42, le 12 décembre 2014 , Modifié à 07h35, le 12 décembre 2014

Louis Aliot juge "pitoyable" la révélation par Closer de l'homosexualité de Florian Philippot
© Reuters / Vincent Kessler

"Pitoyable", "indigne", "dégueulasse" ... Les réactions de la classe politique n'ont pas tardé après la diffusion sur Twitter de la une de Closer qui révèle l'homosexualité de Florian Philippot. De tous bords, l'outing de l'eurodéputé Front national est condamné.

Au Front national, c'est Louis Aliot qui a jugé le magazine "pitoyable comme toujours" :

Comme le note le compte Twitter de Libé désintox, il n'avait cependant pas hésité à rebondir sur les révélations du magazine lorsqu'elles concernaient la vie privée de François Hollande et sa relation avec Julie Gayet. Il avait d'abord tweeté l'information le 9 janvier puis, quelques jours plus tard, lancé cette vanne: "Nouveau slogan pour Hollande : Trieweiler moins pour Gayet plus".

A l'UMP, Valérie Debord a estimé qu'on ne "combattait pas ainsi les idées du FN" :

"Inacceptable", pour le député socialiste Nicolas Bays :

Autre député PS, Olivier Faure dit "se sentir solidaire", au moins "pour un soir", avec Florian Philippot :

Le secrétaire national du Parti de gauche Alexis Corbière, est sur la même ligne :

"Cette presse est à vomir", ajoute Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste :

Autre type de réaction pour Ian Brossat, adjoint au maire communiste de Paris et plutôt favorable au coming out pour empêcher l'outing :

En une de Closer ce 12 décembre, on peut voir Florian Philippot en compagnie d'un homme avec ce titre : "Oui à l'amour pour tous !"

En 2013, la justice s'était penchée sur le cas de Steeve Briois, devenu maire d'Hénin-Beaumont depuis et dont l'homosexualité avait été relevée dans l'ouvrage Le Front national des villes & le Front national des champs de Octave Nitkowski. La Cour d'appel de Paris avait décidé d'autoriser la vente de l'ouvrage malgré la plainte de Steeve Briois. Le nom de son compagnon avait cependant dû être effacé.

La Cour avait décidé qu'en raison de son statut de "personnalité politique de premier plan", "l'évocation de l'homosexualité de Steeve Briois (...) [était] de nature à apporter une contribution à un débat d'intérêt général" et "prim[ait] sur le droit au respect de ce pan de sa vie privée".

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