Manuel Valls aime bien qu'on le compare à Matteo Renzi, beaucoup moins à Napoléon

Publié à 15h25, le 06 juillet 2014 , Modifié à 15h29, le 06 juillet 2014

Manuel Valls aime bien qu'on le compare à Matteo Renzi, beaucoup moins à Napoléon
Manuel Valls © MaxPPP

MIROIR MON BEAU MIROIR – Un jour, peut-être, on dira d’un homme politique qu’il est le nouveau Manuel Valls. En attendant, c’est le Premier ministre qui fait l’objet de comparaison. Certaines lui conviennent, d’autres un peu moins.

Ainsi, quand on lui parle du nouveau – et charismatique – leader italien Matteo Renzei, Valls est plutôt content. C’est ce qu’il a laissé entendre ce dimanche 6 juillet lors d’un déplacement dans le Gard :

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On cherche parfois à me comparer à ce qu'est en train de faire le président du Conseil italien, Matteo Renzi, je prends la comparaison.

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Et pour cause : le nouveau président du Conseil italien – qui s’est donné 1.000 jours pour réformer le pays – reste populaire en Italie. Mieux, contrairement à la gauche française, la gauche italienne a remporté les élections européennes, avec un score de 40,8% de suffrages qui doit faire pâlir d’envie rue de Solférino.

En revanche, Manuel Valls n’apprécie pas qu’on le compare à Napoléon Bonaparte. C’est ce que vient de faire Noël Mamère dans les colonnes de L’Opinion, présentant l’actuel Premier ministre comme "le Bonaparte du social-libéralisme". C’est ce que d’autres font alors que Manuel Valls "fête" ses 100 jours à Matignon. Eh bien le Premier ministre n’est pas d’accord.

Il a dit "ne pas faire sienne" la référence aux 100 jours de Napoléon après son retour de l’île d’Elbe, sans doute parce qu'au bout de ces 100 jours, c'est la défaite de Waterloo :  

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Cent jours, ce n'est qu'un début pour remettre notre pays en marche.

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Ah oui, parce que dans le Gard, Manuel Valls n’a eu que cette idée en tête : il faut avancer. Et, pour appuyer ses dires, le Premier ministre a cité… François Mitterrand :

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Ne pas bouger, c'est commencer à perdre.

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Ou comment Manuel Valls s’ancre dans cette "gauche qui marche", selon lui, celle qui "replace la France sur le chemin du progrès, celle qui entraîne la société et la met en mouvement", en paraphrasant François Mitterrand, avec qui, en revanche, on ne le compare pas souvent.

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