Valls dénonce la volonté de l'ancien ministre Hamon de voter contre la loi Macron : "Les postures, c'est fini"

Publié à 08h15, le 16 février 2015 , Modifié à 08h19, le 16 février 2015

Valls dénonce la volonté de l'ancien ministre Hamon de voter contre la loi Macron : "Les postures, c'est fini"
Manuel Valls © Capture d'écran RTL

"Je voterai contre la loi Macron en raison de son économie générale. Malgré un travail des rapporteurs et députés que je salue." Les mots de Benoît Hamon, dimanche 15 févier au Grand Jury RTL LCI Le Figaro, ne sont pas passés inaperçus. Ainsi, un député socialiste, ancien ministre de l'Éducation, s'apprête à voter contre – et non s'abstenir – un projet de loi du gouvernement socialiste.

Autant dire que cette hypothèse énerve un peu Manuel Valls. Invité de RTL ce lundi 16 février, le Premier ministre a dit tout le mal qu'il pense de la position du député des Yvelines vis-à-vis d'un texte qu'il présente comme "positif pour les salariés". Il dit :

Quand on est parlementaire de la majorité, député socialiste, on s'abstiendrait, on voterait contre ce texte ? Non. Moi j'en appelle à la responsabilité de chacun.

Et Manuel Valls de dresser un parallèle avec les menaces qui pèsent sur la France, ravivées ce week-end par les attentats de Copenhague et la profanation d'un cimetière juif dans le Bas-Rhin. "Dans ces moment-là, particulièrement graves, chacun doit être à la hauteur des responsabilités". Il ajoute :

Quand on est en plus un député de la majorité, quand on est un ancien ministre, on assume ses responsabilités. Moi je ne suis pas là pour menacer, je suis là pour rappeler que les Français nous regardent, que l'exigence des Français c'est que nous nous comportions autrement, pas comme avant, avec nos petites divisions, nos petites querelles, nos préparations de congrès. Tout ça  est balayé, est balayé, par les événements que nous connaissons. […] Les postures, c'est fini.

Dimanche 15 février, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a estimé que "le 11 janvier ne devait pas conduire à ce que l’on taise ses opinions" mais il a appellé les "frondeurs" du PS à "avoir une responsabilité de l’action", soulignant qu'un vote contre "pose problème". 

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