Marie-Noëlle Lienemann demande un Congrès extraordinaire du PS et accuse Hollande d'avoir peur des militants

Publié à 11h35, le 16 août 2014 , Modifié à 11h35, le 16 août 2014

Marie-Noëlle Lienemann demande un Congrès extraordinaire du PS et accuse Hollande d'avoir peur des militants
Marie-Noëlle Lienemann © Maxppp.

Figure de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann souhaite rapidement un congrès extraordinaire du PS. Invitée d’Europe 1 ce samedi 16 août, la sénatrice socialiste de Paris souhaite ardemment que les militants socialistes soient rapidement consultés. Sur la ligne du parti ainsi que sur sa direction, alors que Jean-Christophe Cambadélis a remplacé en avril Harlem Désir à la tête de la rue de Solférino.

Selon Marie-Noëlle Lienemann, si le PS n’avance pas la date de son prochain Congrès et préfère lancer "des Etats généraux", c’est par crainte. Crainte des militants, pour certains déçus de la politique gouvernementale. Aussi lance-t-elle :

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C’est que manifestement, la direction du PS et le président ont peur du vote des militants.

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"Ce que je voudrais, c'est que le PS, ses élus, ses militants votent", a-t-elle poursuivi avant d’ajouter qu'elle se sentait toujours chez elle au PS :

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Je ne prends pas mes distances avec le Parti socialiste, c'est ceux qui refusent de donner la parole à ses militants et à ses cadres qui posent problème. Donc il n'y a pas de raison de quitter le PS.

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Alors que les "frondeurs" du parti vont se retrouver lors de l’université d’été du PS pour préparer leurs combats de la rentrée comme les coupes dans le budget des collectivités territoriales, Marie-Noëlle Lienemann se félicite que les ministres proches de l’aile gauche du PS, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, soient prêts à venir écouter les mécontents du PS.

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On sent qu'ils ont une préoccupation commune avec nous et une détermination à chercher une autre voie.

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Un peu plus cruelle avec Arnaud Montebourg, la sénatrice pointe ses contradictions :

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On peut leur demander maintenant un effort supplémentaire. On ne peut pas être ministre de l'Economie, dire qu'on n'est pas d'accord avec les fondamentaux de l'économie et ne proposer comme seule solution de déréguler des professions comme les notaires et autres.

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[BONUS] La pique à Hollande

Régulièrement au front contre la politique économique menée par François Hollande, Marie-Noëlle Lienemann a jugé que, face au risque de "décrochage" de l'opinion et de sa majorité, François Hollande ne pourrait "pas tenir avec le seul soutien du Medef". Ne croyant pas à un débloquage de l’investissement européen à court terme, elle souhaite également que le président crée "un rapport de force" avec l’Allemagne. Et de prendre De Gaulle et Thatcher comme exemple :

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Nous devons dire, comme l'a fait de Gaulle et Margaret Thatcher en son temps : « maintenant, ça suffit ».

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