Modification des jours fériés en outre-mer : la principale raison de s’opposer à la loi Macron, selon le député UMP Eric Ciotti

Publié à 07h35, le 23 février 2015 , Modifié à 10h04, le 23 février 2015

Modification des jours fériés en outre-mer : la principale raison de s’opposer à la loi Macron, selon le député UMP Eric Ciotti
Eric Ciotti ne veut pas qu'on touche aux jours fériés... en outre-mer. © JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET AFP

Eric Ciotti est farouchement opposé à la loi Macron. Non pas à cause de l’assouplissement autour du travail du dimanche, ni à cause des professions réglementées ou d’une loi qui serait "fourre-tout", mais à cause des jours fériés. Un amendement au projet de loi porté par le ministre de l’Economie et adopté à l’Assemblée nationale suite à l’utilisation du 49.3 propose ainsi de modifier les jours fériés en outre-mer.

Une disposition contre laquelle le député UMP est parti en croisade. Interrogé à ce sujet ce lundi 23 février, le président du Conseil général des Alpes-Maritimes annonce vouloir saisir le Conseil constitutionnel si l’amendement devait être définitivement adopté. Mais surtout, pour lui, il s’agit de la principale raison de s’opposer à la loi pour la croissance et l'activité. Il assure ainsi :

C’est sans doute la disposition la plus grave de la loi Macron, s’il n’y avait qu’une raison de s’opposer à cette loi, ce serait celle-là.

Pour Eric Ciotti, cette volonté d’introduire de la souplesse dans les jours fériés, en outre-mer, est "un véritable scandale institutionnel". Et pas seulement car il s’agit, selon lui, d’un "cavalier législatif qui n’a rien à voir avec le sujet du texte". Mais parce qu’il "rompt avec le principe fondamental d’unité de la République et remet en cause l’identité et la culture de notre pays". Rien de moins.

Et quand on lui oppose que cet assouplissement des jours fériés serait très encadré, "discuté entre les partenaires sociaux et décidé par le préfet", Eric Ciotti rétorque :

Je ne veux pas entrer dans le débat technique, c’est une question de principe.

Pendant la discussion du texte à l’Assemblée nationale, Eric Ciotti était déjà vent debout contre cette réforme favorisant selon lui le communautarisme. Son exemple favori pour expliquer son opposition : assurer que l’Aïd pourrait remplacer Noël.

Un argument qu’il a répété à longueur d’interviews.

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