Nicolas Sarkozy écouté : Bruno Le Maire compare la France à la RDA, l'ex-Allemagne de l'Est communiste

Publié à 11h24, le 18 mars 2014 , Modifié à 10h52, le 20 mars 2014

Nicolas Sarkozy écouté : Bruno Le Maire compare la France à la RDA, l'ex-Allemagne de l'Est communiste
Bruno Le Maire sur BFM TV. (Capture d'écran)

GOOD BYE LENIN ! – La France est-elle la RDA, l’ex-Allemagne de l’Est communiste où sévissait la Stasi ? Bruno Le Maire n’est pas loin de le penser, au regard des écoutes de Nicolas Sarkozy. Pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, invité de BFM TV ce mardi 18 mars, les propos de Benoit Hamon tendent à lui faire croire à une telle dérive :

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Vous avez un ministre de la République qui a osé dire que ce n’est pas grave d’écouter les gens quand ils n’ont rien à se reprocher. Vous avez vu le film "La vie des autres", ce film terrible sur les écoutes en Allemagne de l’Est ? La phrase de Benoit Hamon elle m’a fait penser exactement à ça.

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"Quand un ministre est capable de dire ça, on se rapproche tout simplement du totalitarisme et de La vie des autres", renchérit Bruno Le Maire qui se dit "révolté par le cynisme avec lequel le gouvernement et le Président de la République traitent de cette affaire d’écoutes".

Même élément de langage et même cible pour Nathalie Kosciusko-Morizet, invitée de France Inter ce mardi. "La remarque qui m'a le plus choquée, ça a été celle d'un ministre socialiste", a ainsi lancé la candidate UMP à la mairie de Paris à propos de Benoît Hamon.

Et la députée UMP de l’Essonne d’ajouter :

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Mais vous savez, ce genre d'argument, c'est celui qui justifie tous les régimes totalitaires.

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[Edit 20 mars] Une accusation répétée ce 20 mars au micro de RTL par NKM qui, évoquant toujours Benoît Hamon, a dénoncé une "logique de la Stasi".

Le 11 mars, Benoit Hamon, ministre de l’Economie sociale et solidaire estimait sur BFM TV, quand les écoutes de Nicolas Sarkozy ont été révélées, que "si on n’a rien à cacher, il n’y a pas de problème à être écouté". Une assertion qui prouve, pour l’opposition, la dérive totalitaire du gouvernement et de l’exécutif.

Bruno Le Maire et NKM ne sont pas les premiers, à l’UMP, à user de l’argument du totalitarisme du pouvoir exécutif. Le 11 mars, déjà, le député de Paris Claude Goasguen jugeait que les écoutes de Nicolas Sarkozy témoignaient d’une "dérive totalitaire".

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