"On ne change jamais", répond François Fillon à Nicolas Sarkozy

Publié à 08h25, le 17 septembre 2014 , Modifié à 08h25, le 17 septembre 2014

"On ne change jamais", répond François Fillon à Nicolas Sarkozy
En 2012 à l'Elysée © Reuters

Et François Fillon cita Céline Dion. Ou presque. Interrogé par RTL sur le futur retour de Nicolas Sarkozy, François Fillon a répondu "qu'on ne change jamais", "personne", malgré tous les discours assurant le contraire. 

L'ancien Premier ministre botte d'abord en touche, avant d'être relancé sur un supposé "changement" de l'ancien président, et de lâcher cette attaque :

Je n'en sais rien. J'ai toujours entendu dire qu'on ne changeait jamais. Personne. Ni vous ni moi. 

Pour s'en convaincre, François Fillon va donc rencontrer Nicolas Sarkozy "dans les semaines à venir". Un brin provocateur, le député UMP de Paris insiste bien sur le fait que ce sera lui qui "interrogera" Nicolas Sarkozy, et pas l'inverse. Il souhaite avoir des "réponses" sur des questions de fonds, sur le plan économique principalement :

Nicolas Sarkozy, je ne sais pas ce qu'il pense sur ces sujets. Je vais lui en parler. Ce que j'entends c'est qu'il ne veut pas toucher aux 35 heures, c'est qu'il ne veut pas toucher à l'âge de la retraite, au code du travail. il y a un débat de fond que nous devons mener au sein de notre famille politique, et je veux le mener. 

François Fillon, lui, a choisi son camp, et il promet de mener des réformes au forceps s'il est élu président de la République en 2017 :

Pour sortir le pays des difficultés, la question qui est posée, c'est qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui? On voit bien qu'à droite un débat est en train de s'organiser, avec ceux qui disent qu'il faut des réformes prudentes. Ce n'est pas une position que je méprise, c'est la position que j'ai défendue pendant des années.



Mais je pense aujourd'hui que c'est une position totalement inadaptée à la réalité du pays. Et qu'il faut au contraire des changements extrêmement forts, radicaux.

La veille, en conférence de presse, François Fillon s'est déjà positionné sur une ligne plus dure que celle d'Alain Juppé, autre candidat déclaré à la primaire de 2016.

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