Partielle du Doubs : François de Rugy fustige le silence de Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon... et son propre camp

Publié à 10h26, le 02 février 2015 , Modifié à 11h16, le 02 février 2015

Partielle du Doubs : François de Rugy fustige le silence de Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon... et son propre camp
François De Rugy, lundi 2 février 2014 sur le plateau des 4 vérités © Capture d'écran

Le score élevé du Front national et l'élimination de l'UMP au premier tour de la partielle du Doubs, dimanche 1er février, refait émerger la question du front républicain. Une évidence pour certains, un dilemme voire une gageure pour d'autres.

Invité sur le plateau des 4 Vérités lundi 2 février, le député EELV de Loire-Atlantique François De Rugy s'intéresse lui à l'apathie de certains politiques. S'il dénonce
d'abord candidement la discrétion inhabituelle de Nicolas Sarkozy - "Où, est M. Sarkozy depuis hier soir ?" - il est beaucoup plus virulent à l'égard de la gauche de la gauche. Le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, appelant à voter PS, reproche au leader du Front de Gauche de ne pas préférer le front républicain au silence.

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Monsieur Mélenchon qu'on a pas entendu non plus depuis hier soir, c'est quand même assez grave ! Jean-Luc Mélenchon qui lui aussi fait toujours des déclarations tonitruantes, là il n'a rien à dire ?

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Le rejet du front républicain est pourtant une position que Jean-Luc Mélenchon défend régulièrement, comme le soulignait le Lab. "Si j’étais électeur à Troyes,
je voterais blanc" disait-il en décembre 2014 à propos de la législative partielle de Troyes où l'UMP et le FN avaient accédé au second tour.

Les Verts, qui n'ont obtenu que 3,11% lors de ce scrutin, ont eux-mêmes des leçons à tirer. Pour François De Rugy, cet échec s'explique en partie par les divisions au sein d'EELV. Des divisions notamment dues au rapprochement entre l'ex ministre Cécile Duflot et Jean-Luc Mélenchon, qu'il qualifie d'"impasse".

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Une écologie d'extrême gauche, parce qu'on a vu le rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, etc... ça ne marche pas. Je pense même que c'est antinomique. Ceux qui ont envie de plus d'écologie, ils n'ont pas envie d’extrémisme, d'une dérive vers l'extrême gauche.

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François De Rugy a enfin terminé sa démonstration en se prenant une nouvelle fois à Cécile Duflot. Lui qui considère la sortie des Verts du gouvernement comme une "erreur", réaffirme son attachement à une participation à l'exécutif. Séduit par le virage écologiste entamé par le Président et mû par les enjeux de la prochaine conférence internationale sur le climat, François De Rugy a même fait un appel du pied à François Hollande.

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Nous sommes prêts à travailler avec lui.

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Du rab sur le Lab

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