Pollution : Cécile Duflot juge scandaleuses les attaques d'Anne Hidalgo contre les Verts

Publié à 09h27, le 17 mars 2014 , Modifié à 10h14, le 17 mars 2014

Pollution : Cécile Duflot juge scandaleuses les attaques d'Anne Hidalgo contre les Verts
Anne Hidalgo et Céciel Duflot (MaxPPP)

VOLÉE DE BOIS VERT - C’est une règle qui semble se confirmer : lorsqu’une polémique enfle sur les sujets écologistes, inutile de compter sur Cécile Duflot pour apaiser les esprits. Invitée de BFMTV – RMC ce lundi 17 mars, la ministre du Logement a largement critiqué Anne Hidalgo. En cause ? Les mots de la candidate PS à Paris qui a accusé le vice-président écolo de la région en charge des Transports, Pierre Serne, également vice-président du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), d'avoir accepté en décembre une commande de bus diesel, en échange d'avancées sur la question de la gratuité des transports.

"C’est un scandale qu’elle [Anne Hidalgo, ndlr] ait dit ça. C’est une commande qui a été passée en février, les écologistes n’avaient pas voté cette commande. Simplement, au mois de décembre, quand la commande était déjà payée à 60%, avec des bus moins polluants que ceux d’aujourd’hui, les écologistes ont assumé", a défendu Cécile Duflot, avant d’attaquer frontalement Anne Hidalgo.

Créer cette polémique, ce n’est pas très digne. Oui, c’est scandaleux. Dire que c’est la faute des écologistes, et en particulier de Pierre Serne, je trouve ça inouï. On a tous des moments de faiblesse. Admettons que ce soit un moment de faiblesse.

Souffler sur les braises et raviver les tensions, déjà vives, entre PS et EELV n’est pas forcément de très bon augure à quelques jours du premier tour des municipales. La ministre du Logement, ancienne secrétaire nationale d’Europe Écologie – Les Verts, n’a certes pas entendu, peu avant sur France Inter, le rétropédalage d’Anne Hidalgo.

Alors que la capitale suffoque, la candidate du Parti socialiste à Paris a calmé le jeu avec les écolos. Et rien de mieux pour se faire que d’attaquer la droite. "C’est une politique héritée des gouvernements précédents qui ont tout misé sur le diesel. […] C’était une certaine ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était à la manœuvre. Elle était en poste. Elle a accompagné ce mouvement du tout-diesel", a-t-elle expliqué. 

Et Anne Hidalgo, au contraire, de louer l’action de la majorité parisienne sortante. "Ça fait 13 ans que l’on mène une politique avec Bertrand Delanoë et tous nos partenaires, les écologistes et les communistes qui est une politique de lutte contre la pollution. Ça a été l’objet de controverses, essentiellement avec la droite qui s’est opposée à tout, opposée au tramway, opposée aux voies sur berges, opposée à Autolib, opposée à Velib. Heureusement que nous avons été visionnaires et avant-gardiste", a-t-elle expliqué.

Pour Anne Hidalgo, la gauche n’a donc rien à se reprocher. Et quant à la polémique avec Pierre Serne, elle n’a pas vraiment lieu d’être selon la candidate PS à Paris.

L’essentiel du sujet n’est pas au sein de la gauche. Même si je sais qu’avec les Verts, avec les communistes ou autre, on a parfois des débats, on partage un objectif commun en matière de lutte contre la pollution et de lutte contre le diesel. L’essentiel du problème, par exemple à Paris, c’est les votes de la droite.

Dans le brouillard ambiant, pas sûr que Cécile Duflot reçoive le message.  

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