Pour Marine Le Pen, comparer le Coran à "Mein Kampf" est une opinion qu'on a "le droit d’avoir"

Publié à 12h27, le 04 mai 2014 , Modifié à 16h50, le 04 mai 2014

Pour Marine Le Pen, comparer le Coran à "Mein Kampf" est une opinion qu'on a "le droit d’avoir"
Marine Le Pen © MaxPPP

SA LIBERTÉ DE PENSER – A quelques semaines d’un scrutin qu’elle veut décisif pour son parti, Marine Le Pen poursuit son rapprochement avec d’autres partis extrêmes d’Europe. Après s’être fait gentiment éconduire par le chef de file des indépendantistes britanniques Nigel Farrage, la présidente du Front national entretient ses liens avec les nationalistes du PVV aux Pays-Bas. Quitte à défendre son leader Geert Wilders, aux positions très extrêmes, comme elle le fait dans le JDD dimanche 4 mai:

J’ai lu qu’il avait comparé le Coran à Mein Kampf [le livre d’Adolf Hitler, ndlr], c’est son opinion. On a encore le droit d’avoir ces opinions-là, je crois, non ?

Geert Wilders avait également demandé aux musulmans de se conformer à la "culture dominante" ou à quitter le pays. En 2011, poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination raciale et religieuse, il avait été relaxé par le tribunal d'Amsterdam. La justice néerlandaise avait estimé que ces déclarations étaient "acceptables en raison du contexte et du débat de société".

Fin mars, Geert Wilders s’était encore engagé à œuvrer pour qu’il y ait "moins de Marocains" aux Pays-Bas.

Si elle ne défend pas ces propos, Marine Le Pen ne les condamne pas pour autant :

En matière d’immigration et d’islam, le PVV a un positionnement qui est extrêmement dur. Mais il est aussi pour le mariage homosexuel alors que, moi, je suis contre. […] Je ne me sens pas comptable de la manière dont les uns et les autres expriment leurs positions politiques dans leurs pays respectifs.

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